Jean-François Copé a tenu meeting lundi à Marseille, dans un des départements qui lui est le plus favorable, à trois jours du débat télévisé qui l'opposera à son rival pour la présidence de l'UMP François Fillon.
Le secrétaire général de l'UMP s'est exprimé devant un millier de militants, après avoir dédicacé dans l'après-midi son livre Manifeste pour une droite décomplexée à Salon-de-Provence (Bouches-du-Rhône). Il a souligné qu'il n'y avait «ni chef ni guerre» entre lui-même et l'ancien Premier ministre. «Nous appartenons à la même famille politique. Si je suis élu, mon premier geste sera de lui tendre la main», a-t-il déclaré.
Il a toutefois ajouté que le vote du 18 novembre constituait «un moment de vérité», au cours duquel il serait demandé aux militants UMP de «faire un choix historique» et affirmé son refus de la «ligne politique de l'eau tiède, de la recherche du plus petit dénominateur commun». A la tribune, il a défendu sa conception d'une «droite clairement décomplexée». «Je suis trop dur, me dit-on. Surtout, sachez-le, je ne changerai rien», a-t-il lancé, abordant les thèmes du droit de vote des étrangers, du communautarisme ou du mariage homosexuel.
Il a également évoqué le «racisme anti-blanc», expression qui avait fait polémique, assurant qu'«il y a des quartiers où il ne fait pas bon être une femme ou être blanc». Les Bouches-du-Rhône constituent une terre accueillante pour Jean-François Copé, qui bénéficie du soutien du maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin, et de nombreux élus locaux.
Devant les journalistes, Jean-François Copé a tourné en dérision les sondages qui le donnent largement battu. «L'échantillon sur lequel sont faits ces sondages n'a absolument aucun sens», a-t-il affirmé, rappelant que seuls les militants UMP voteraient le 18 novembre.