Le secrétaire général et candidat à la présidence de l'UMP Jean-François Copé affirme qu'avec les propositions du rapport Gallois sur la compétitivité de l'économie française, telles que rapportées samedi par Le Figaro, «François Hollande se retrouve pris à son propre piège». «Après avoir nié l'enjeu de la compétitivité pendant la campagne, après avoir mené une politique anti-compétitivité pendant cinq mois, en multipliant les décisions à contre-sens, ajoutant de la crise à la crise, François Hollande se retrouve pris à son propre piège», déclare Jean-François Copé dans un communiqué.
Le Figaro cite «plusieurs sources» selon lesquelles dans le rapport qu'il doit présenter le 5 novembre, Louis Gallois, ancien patron d'EADS et réputé proche de la gauche, «fera la proposition d'un choc de compétitivité sur deux ou trois ans de 30 milliards» d'euros. Vingt milliards seraient dégagés par une baisse des cotisations patronales, les dix autres par une réduction des cotisations salariales. Pour financer ces baisses, Louis Gallois proposerait une «réduction massive de la dépense publique», et une hausse modérée de la CSG et de la TVA, selon le quotidien de droite, dont les informations n'ont pas été confirmées.
«Quelle cruauté pour François Hollande de voir un rapport, commandé par son Premier ministre, donner raison à l'UMP et lui recommander de faire exactement l'inverse de ce qu'il fait depuis son élection», commente Jean-François Copé. S'appuyant sur la déclaration de François Hollande pour qui le rapport Gallois «n'engage pas le gouvernement, pas le président de la République», le dirigeant UMP affirme ne se faire «aucune illusion sur la capacité de François Hollande à prendre les bonnes décisions».
A plusieurs reprises, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault n'a pas exclu une réduction des cotisations patronales afin que le financement de la protection sociale ne repose pas quasi exclusivement sur le travail, comme actuellement. Tout récemment, il a évoqué un programme de compétitivité «qui pourra se dérouler sur deux ou trois ans». La présidente du Medef, Laurence Parisot, a estimé cette semaine qu'un paquet de mesures de compétitivité de 30 milliards sur deux ans serait «intéressant».