Des hommes en noir cagoulés arrivent au sol et par les airs pour capturer de faux malfaiteurs retranchés: les groupes d'intervention de la police nationale (GIPN) ont célébré ce lundi leurs 40 ans avec un spectateur de choix, le ministre de l'Intérieur. Manuel Valls, tout sourire, a suivi l'opération aux côtés de familles de policiers.
«Je suis ici pour saluer ces troupes d'élite de notre police nationale qui interviennent toujours dans des conditions difficiles, extrêmes et qui sont là pour neutraliser des individus, des forcenés, tout simplement protéger les Français», déclare-t-il à la presse, alors que plusieurs affaires ont secoué dernièrement les rangs des policiers.
Le premier GIPN a été fondé en octobre 1972, après le massacre des athlètes israéliens pris en otage par des Palestiniens aux Jeux olympiques de Munich. Ces groupes d'intervention regroupant près de 200 hommes, à vocation régionale, sont au nombre de dix aujourd'hui, basés à Lyon, Bordeaux, Lille, Marseille, Nice, Rennes, Strasbourg, La Réunion, la Nouvelle-Calédonie et la Guadeloupe.