La pression est montée ce lundi devant le tribunal de Grosseto (Toscane, centre) sur la compagnie Costa Crociere, propriétaire du navire Concordia, pour sa responsabilité, et celle du commandant, dans le naufrage du paquebot qui avait fait 32 morts en janvier.
Ces séances à huis-clos, en présence du commandant du Concordia, ont lieu au tribunal de Grosseto, qui a déménagé pour l'occasion dans le théâtre local pour accueillir des centaines d'ex-passagers, avocats et experts, afin d'aider à établir les responsabilités dans cet accident.
Présenté comme «l'homme le plus détesté d'Italie» par un journal italien, baptisé «Capitaine Couard» par les tabloïdes britanniques, Francesco Schettino, assigné à résidence dans sa ville de Meta (ex-Meta di Sorrento), au sud de Naples, est arrivé discrètement en voiture.
Le capitaine Schettino est mis en cause, ainsi que six autres membres de l'équipage, et trois dirigeants de la compagnie Costa, propriétaire du paquebot, pour homicides par imprudence et naufrage. Il est également soupçonné d'avoir abandonné son navire avant la fin de l'évacuation. Licencié en juillet par la compagnie, il a porté plainte contre Costa Crociere et demande sa réintégration.