Des scientifiques australiens ont présenté jeudi à Sidney les technologies militaires de localisation de sous-marins qui leur ont permis de repérer des baleines bleues situées à des centaines de kilomètres et de capter leurs «chants» caractéristiques.
Les baleines bleues peuvent communiquer entre elles dans l'ensemble d'un bassin océanique en émettant des sons à basse fréquence dits «chants» profonds. Les chercheurs de la Division antarctique australienne ont commencé cette année à utiliser un réseau de sondes acoustiques pour détecter les sons émis par les cétacés dans les eaux de l'Antarctique, ce qui constitue une nette amélioration par rapport à la méthode standard de repérage visuel d'inventaire visuel.
«Nous essayons d'obtenir une estimation de la présence des baleines bleues», a déclaré Mike Double, scientifique chargé de la Division antarctique australienne. Pendant vingt jours, les scientifiques australiens ont effectué, grâce à cette technologie, 103 enregistrements en temps réel des sons émis par les mammifères marins dans un périmètre de plus de 10.000 m².
Malgré leur taille impressionnante, allant parfois jusqu'à 33 mètres de long, les baleines bleues sont très difficiles à localiser et les scientifiques savent très peu de choses à leur sujet, a déclaré Mike Double. Le gouvernement australien a déclaré espérer qu'une amélioration de la surveillance du plus grand animal de la planète dans l'océan Austral permettrait de lutter contre sa disparition. La baleine bleue a presque disparu au début du 20e siècle quand l'industrie baleinière a décimé près de 250.000 mammifères.