Le PRG tient son congrès, Jean-Michel Baylet seul candidat à sa succession

Mis à jour le 29.09.12 à 11h02

Le Parti radical de gauche (PRG), qui se veut un «allié vigilant et rigoureux» de la majorité de François Hollande, tient à Paris son congrès, au cours duquel le président Jean-Michel Baylet, seul candidat à sa propre succession, devrait être réélu.

Les travaux, au Parc Floral de Paris, ont commencé vendredi par des réunions statutaires concernant le déroulement du congrès et se termineront dimanche par l'élection du président. Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault prononcera un discours à la clôture.

Il s'agira de «débattre et de fixer la ligne pour les trois ans à venir», a affirmé jeudi à l'AFP Jean-Michel Baylet, qui souhaite «passer d'un parti d'opposition à un parti fidèle et loyal à la majorité présidentielle», tout en insistant sur le fait que «fidèle et loyal ne veut pas dire godillot».

Quelle place pour le PRG, ce parti de 10.000 adhérents, qui compte deux groupes parlementaires et deux ministres - Sylvia Pinel (Commerce et Tourisme) et Anne-Marie Escoffier (Décentralisation) au gouvernement ?

Le PRG veut être «un allié à fois rigoureux et vigilant», estime Jean-Michel Baylet. «Rigoureux en veillant à ce que les engagements pris par François Hollande pendant la campagne soient bien tenus», selon lui.

«Vigilant, car nous avons posé pendant la primaire des propositions que nous espèrons voir prospérer», explique celui qui avait été l'un des six candidats, le seul non-socialiste, à la primaire de l'automne 2011 et qui avait défendu la mise en vente du cannabis en pharmacie, sous contrôle, l'encadrement du droit de mourir dans la dignité ou encore le mariage pour les homosexuels.

«On doit se comporter comme la valeur ajoutée de la gauche en complétant l'action du gouvernement par nos propositions», analyse Roger-Gérard Schwartzenberg, président du groupe radical de gauche à l'Assemblée.

Ce congrès, où sont attendus 800 à 1.000 militants et responsables, sera également marqué par un vote sur le traité budgétaire européen. Le bureau du parti a déjà dit son approbation à ce texte. Selon Jean-Michel Baylet et Roger-Gérard Schwartzenberg, une majorité devrait également se dégager lors du congrès.

Sur les 16 députés, «deux ou trois s'interrogent», les autres y sont favorables, affirme Roger-Gérard Schwartzenberg.

L'élection du président aura lieu dimanche. A 65 ans, Jean-Michel Baylet, président du PRG depuis 1995, sénateur et président du conseil général du Tarn-et-Garonne, brigue un nouveau mandat. Aucune autre candidature n'a été déposée face à celui qui est aussi PDG du groupe la Dépêche du Midi.

Selon Roger-Gérard Schwartzenberg, il n'y a «pas la moindre incertitude sur sa réélection». Harold Huwart, secrétaire national aux élections, renchérit: «son autorité est incontestée dans le parti, il a rempli sa feuille de route».

Une cinquantaine de «contributions» ont été déposées, dont l'une sur la laïcité, un thème cher aux «rad'soc», qui réclame notamment l'abrogation des lois «qui favorisent le développement de l'enseignement privé confessionnel».

© 2012 AFP
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