Emplois d'avenir: Le centre pose ses conditions, le FG réserve son vote

Mis à jour le 11.09.12 à 14h23

L'ajout de dix heures de formation hebdomadaire pour les jeunes concernés et l'inclusion des très petites entreprises dans le dispositif pourraient convaincre les centristes de voter en faveur des emplois d'avenir, a déclaré ce mardi leur porte-parole, Jean-Christophe Lagarde.

De son côté, le président des députés Front de Gauche (FG) André Chassaigne a expliqué mardi que son groupe allait réserver son vote (pour ou abstention) sur un texte qui pourrait être «amélioré» au cours de la discussion. Le groupe centriste UDI (Union des démocrates indépendants) a prévu une réunion de groupe jeudi soir pour arrêter définitivement sa position sur ce premier projet de loi soumis aux députés lors de la session extraordinaire, a-t-il précisé devant la presse.

«Urgence sociale»

Soulignant que le projet gouvernemental, dont la discussion doit commencer mardi après-midi, a été «bâclé», le député-maire de Drancy a reconnu néanmoins qu'il répondait «à une urgence sociale» compte tenu du chômage massif. «C'est une bonne chose», a-t-il commenté, avant d'énoncer «deux conditions» à un vote du groupe UDI, présidé par Jean-Louis Borloo.

D'une part, adjoindre 10 heures de formation hebdomadaire aux emplois d'avenir car «il ne servirait à rien de mettre pendant 3 ans ces jeunes à la charge de la collectivité s'ils n'ont pas un vrai métier à la sortie», a-t-il expliqué. D'autre part, Christine Lagarde a souhaité que les très petites entreprises ne soient pas exclues du dispositif.

Avec AFP
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