Le Conseil d'Etat examine le statut pénitentiaire d'Yvan Colonna

JUSTICE Yvan Colonna, condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour l’assassinat en 1998 du préfet Erignac, est placé sous le statut de détenu particulièrement signalé depuis 2003...

20 Minutes avec AFP

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Illustration du procès d'Yvan Colonna, en juin 2011.

Illustration du procès d'Yvan Colonna, en juin 2011. — AFP

Yvan Colonna, condamné à la perpétuité pour l’assassinat du préfet Claude Erignac, ne veut plus apparaître sur le registre des détenus particulièrement signalés (DPS). Le Conseil d’État examine ce vendredi le statut pénitentiaire du détenu.

Selon son avocat, Patrice Spinosi, « il n’y a aucune justification aujourd’hui à le maintenir sous ce statut de DPS, à part pour justifier qu’il ne soit pas incarcéré en Corse ».

Un détenu « qui ne présente aucune difficulté »

« Ce statut de DPS nécessite d’être emprisonné dans une maison centrale, de haute sécurité, ce qui n’est pas le cas du centre pénitentiaire de Borgo » en Corse, a dit l’avocat à l’AFP.

Yvan Colonna, condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour l’assassinat en 1998 du préfet Erignac, est placé sous ce statut de DPS depuis 2003. Il est incarcéré à Arles.

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Selon Me Spinosi, « le statut de DPS d’Yvan Colonna est justifié par les causes de son incarcération et le fait qu’elle soit en lien avec la mouvance corse. Or dans ces conditions, ce statut pourrait perdurer tout au long de sa détention. » L’avocat va tenter de faire valoir que ce statut « ne doit pas être permanent ».

« C’est un détenu qui ne présente aucune difficulté », selon l’avocat.

Le rapprochement des prisonniers corses traité au cas par cas

Parmi les revendications majeures des nationalistes récemment élus à l’Assemblée de Corse figurent la question du rapprochement des prisonniers corses afin qu’ils purgent leur peine à la prison de Borgo, au sud de Bastia et l’amnistie de la vingtaine de détenus qu’ils considèrent comme des « prisonniers politiques ».

Mardi, Jacqueline Gourault, ministre auprès du ministre de l’Intérieur et « Madame Corse » du gouvernement, a confirmé que le rapprochement des prisonniers corses et leur transfert sur la seule prison de l’île, à Borgo, était « possible », et à l’étude actuellement.

« La chancellerie étudie au cas par cas la situation de ceux qui sont actuellement emprisonnés sur le continent, en fonction de leur durée de peine, de leur comportement », a expliqué Jacqueline Gourault.