Un homme de 30 ans a été relaxé par le tribunal correctionnel de Rennes mardi. La justice le soupçonnait d’avoir arraché des caméras de vidéosurveillance lors d’une manifestation contre la loi Travail, le 28 avril 2016.

Une ressemblance avec son frère

Absent de l’audience, muet en garde à vue, le prévenu a été relaxé grâce à sa ressemblance avec son frère, rapporte Ouest-France. Le tribunal n’a pas pu condamner un homme qu’il ne pouvait pas formellement identifier.

Les faits s’étaient déroulés lors de l’un des rassemblements les plus violents contre la loi Travail. Ce 28 avril, des images de la manifestation de Rennes s’étaient retrouvées sur toutes les télés. On y voyait d’abord un policier essuyer un tir de cocktail molotov balancé par des manifestants. Quelques minutes plus tard, un jeune étudiant perdait un oeil, touché par un tir de lanceur de balle de défense, cousin du flashball.

Pavés balancés, nombreux blessés… Le rassemblement avait provoqué l’indignation des autorités. Le préfet et la maire de Rennes avaient pris la parole dénonçant l’attitude de « casseurs ».