Le procureur général de Dijon, Jean-Jacques Bosc, a reçu une lettre anonyme le menaçant de mort selon une information rendue publique par France Inter ce mardi.

>> A lire aussi : « C’est de la folie… », confiait le juge Jean-Michel Lambert avant sa mort

C’est la première lettre d’un corbeau depuis que l’enquête sur la disparition du petit Grégory a redémarré. Cette lettre, reçue le 11 août dernier au parquet général de Dijon, met en garde le procureur de la République.

« Tu sauras jamais pour le petit »

« Tu prend la même direction que le pti juge Lambert. Y a un sac qui t’attend. Tu sauras jamais pour le petit. Justice est faite pour Lambert et les autres. Gendarme et Flicks à voir », est-il écrit. La référence au juge Lambert n’est pas anodine. Surnommé « le petit juge », Jean-Michel Lambert avait 32 ans lorsque, le 16 octobre 1984, le cadavre du petit Grégory Villemin, 4 ans, avait été retrouvé pieds et poings liés dans la Vologne. Il est considéré comme l’un des responsables du fiasco judiciaire de l’affaire Grégory.

Un profil ADN masculin a été isolé sur la lettre et l’enveloppe en question selon France Inter. Mais aucune correspondance n’a été trouvée avec les centaines de personnes dont l’ADN a déjà été récolté dans l’affaire. Impossible, non plus, de savoir d’où la lettre a été postée.

Cette lettre « n’a aucune incidence sur le développement du dossier » et « il ne faut pas lui donner une importance qu’elle n’a pas », a tempéré Jean-Jacques Bosc, reconnaissant toutefois qu’elle témoigne d’un « climat un peu pesant » dans cette affaire.