Cédric Rey, fausse victime du Bataclan, condamné à 2 ans de prison dont 6 mois ferme

ESCROQUERIE Cédric Rey comparaissait ce vendredi pour « tentative d’escroquerie » devant le tribunal correctionnel de Versailles. L’homme qui se faisait passer pour une victime de l’attaque du Bataclan a été condamné à deux de prison dont six mois ferme…

F.H.

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Bougies, fleurs et messages déposés devant le Bataclan, le 13 novembre 2017, deux ans après les attaques terroristes de Paris.

Bougies, fleurs et messages déposés devant le Bataclan, le 13 novembre 2017, deux ans après les attaques terroristes de Paris. — AFP

Son discours a piégé de nombreux médias mais pas la justice. Cédric Rey a été condamné, ce vendredi, à deux ans de prison dont six mois ferme – il est écroué depuis octobre – pour s’être fait passer pour une fausse victime de l’attaque du Bataclan, le 13 novembre 2015. Le tribunal correctionnel de Versailles l’a jugé coupable de « tentative d’escroquerie » au préjudice du Fonds de garantie des victimes de terrorisme (FGTI) et d’autres infractions (FGTI). Cet ambulancier de 29 ans a une obligation de soins et un suivi psychologique.

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Dans les Yvelines le soir de l’attaque du Bataclan

Après l’attaque du Bataclan, Cédric Rey avait témoigné dans de nombreux médias mais aussi sur Facebook en racontant « sa nuit ». Selon ses propos de l’époque, il buvait un verre avec deux amis en terrasse du bar jouxtant la salle de concert quand il avait vu arriver les tireurs, et une « femme enceinte » avait alors « pris les balles qui [lui] étaient destinées ». L’homme se trouvant dans les Yvelines, à son domicile, ce soir-là, c’est le bornage de son téléphone portable qui l’a confondu. Il avait aussi rempli en janvier 2016 un dossier d’indemnisation auprès du FGTI, mais ce dernier n’avait finalement pas donné suite à sa demande.

Un an après les faits, les enquêteurs s’étaient étonnés qu’il n’ait pas porté plainte, et avaient relevé des incohérences dans son récit. Ils avaient démontré, par la téléphonie, qu’il était arrivé au Bataclan plusieurs heures après les attentats.