Deux mineures condamnées pour des menaces d'attentats sur Facebook

JUSTICE La plus jeune des deux filles a non seulement participé aux échanges sur Facebook, mais a également eu des velléités de partir vers la zone de combat irako-syrienne...

20 Minutes avec AFP

— 

Illustration d'une patrouille de policiers et de militaires dans le cadre du renforcement du plan vigipirate. - Photo : Sebastien Ortola

Illustration d'une patrouille de policiers et de militaires dans le cadre du renforcement du plan vigipirate. - Photo : Sebastien Ortola — S. ORTOLA / 20 MINUTES

Les deux mineures qui avaient évoqué sur Facebook la possibilité de commettre des attentats ont été condamnées ce jeudi à de la prison ferme par le tribunal pour enfants de Paris.

La plus jeune des deux, qui avait 15 ans au moment des faits, a été condamnée à cinq ans de prison, dont deux ans avec sursis et mise à l’épreuve. L’autre mineure, qui avait 17 ans au moment des faits, a été condamnée à trois ans de prison, dont 18 mois avec sursis et mise à l’épreuve.

Selon une source proche du dossier, la plus jeune des deux filles a non seulement participé aux échanges sur Facebook​, mais a également eu des velléités de partir vers la zone de combat irako-syrienne où elle avait déjà des contacts. La première comparaissait sous bracelet électronique et la seconde sous contrôle judiciaire.

« Des lieux de rassemblement » évoqués

L’audience s’est tenue sur deux jours à huis clos devant le tribunal pour enfants du tribunal de grande instance de Paris.

Ces deux mineures avaient été mises en examen le 12 mars 2016 par un juge antiterroriste. La plus jeune avait d’abord été placée en détention et la seconde sous contrôle judiciaire, conformément aux réquisitions du parquet.

>> A lire aussi : De «Mamadou Segpa » à Saint-Étienne-du-Rouvray, un apprenti YouTubeur jugé pour terrorisme

Quelques jours plus tôt, elles avaient été interpellées par des enquêteurs de la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) avec deux autres jeunes filles dont une majeure de 19 ans qui a été condamnée à cinq ans de prison dont six mois avec sursis et mise à l’épreuve début novembre. La dernière adolescente mise en cause dans cette affaire a été remise en liberté à l’issue de sa garde à vue.

Ces quatre adolescentes s’échangeaient des messages sur Facebook, dans lesquelles elles affirmaient vouloir commettre des attentats « dans des lieux de rassemblement », mais aucun élément matériel n’était venu étayer ces menaces, avait indiqué la police.