Marseille: Jusqu'à douze ans de prison pour l'un des plus gros trafic de stupéfiants

TRAFIC Des peines de six mois à douze ans de prison ont été prononcés à l'encontre des protagonistes du trafic de stupéfiants des lauriers... 

A.M.

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La cité des Lauriers, dans le 13e arrondissement de Marseille.

La cité des Lauriers, dans le 13e arrondissement de Marseille. — BERTRAND LANGLOIS / AFP

  • Les frères Ahamada, considérés commes les chefs du réseau des Lauriers, dans le XIIIe arrondissement de Marseille, ont été condamnés à douze et dix ans de prison.
  • Selon le vice-procureur, « le réseau des Lauriers, ce n’est pas une petite entreprise familiale. On est dans une logique entrepreneuriale avec division du travail et maximisation des profits. »

Le tribunal correctionnel de Marseille a prononcé des peines allant de six mois à douze ans de prison ferme dans le procès du trafic de stupéfiants de la cité des Lauriers, révélé au grand jour en mai 2015, selon la Provence.

Djoussouf Ahamada et Oukoutoub Ahamada, présentés comme les chefs du réseau, ont été condamnés à douze et dix ans de prison alors que le parquet avait réclamé des peines de quatorze et douze ans.

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Un des symboles de la guerre de clan

Les gérants du point de vente et l’état-major du réseau, ont été condamnés à des peines de quatre à huit ans de prison ferme, avec maintien en détention. Trois mandats de dépôt et trois mandats d’arrêts ont été prononcés à l’encontre de prévenus absents lors du délibéré, mais qui avaient assisté aux débats. Au total, 27 prévenus ont été jugés pendant deux semaines.

Le vice-procureur Sophie Couillaud, considère que « le réseau des Lauriers, ce n’est pas une petite entreprise familiale. On est dans une logique entrepreneuriale avec division du travail et maximisation des profits », rapporte le quotidien régional. Selon les policiers, cette affaire de trafic de stupéfiants l’un des symboles de la guerre de clan auquel se livrent les « Blacks » (Famille Ahamada) et les « Gitans » (Famille Bengler), responsable d’une trentaine de morts depuis 2008 dans des règlements de compte.