Un geste accidentel ? C’est ce qu’affirme un homme de 23 ans qui s’est spontanément présenté au commissariat de Charenton-le-Pont (Val-de-Marne) ce mercredi, d’après une information du Parisien. Après la plainte déposée par Latifa Ibn Ziaten, mère du premier soldat tué par Mohamed Merah, ce témoin a tenu à donner sa propre version de l’histoire.

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Pour l’homme, « proche de groupes activistes juifs », selon Le Parisien, c’est un geste accidentel, dû à une bousculade dans le Palais de justice. Il affirme d’ailleurs s’être excusé auprès de la plaignante a posteriori.

Et pourtant, « une plainte a été adressée hier (mardi) au parquet et une enquête a été ouverte pour "violences volontaires ayant entraîné une incapacité de travail inférieure à 8 jours" » avait déclaré plus tôt ce mercredi une source judiciaire à 20 Minutes.

Des versions dissonantes

D’après le jeune homme de 23 ans qui a été entendu dans un commissariat parisien après ses premières déclarations, il s’est rendu au procès d’Abdelkader Merah le 2 novembre car l’affaire l’avait touché. Mais sur les marches du Palais, un journaliste le bouscule et par effet domino, il bouscule à son tour Latifa Ibn Ziaten. Dans un premier temps, il essaie de présenter ses excuses mais un officier de sécurité lui barre la route et l’évacue. Il laisse néanmoins ses coordonnées.

Pour lui, l’affaire était close puisqu’il a finalement présenté ses excuses à Latifa Ibn Ziaten. Pour cette dernière, en revanche, ses conseils, Me Samia Maktouf et Me Mehana Mouhou, ont dénoncé auprès de 20 Minutes « un acte gratuit, délibéré et violent, très mal vécu par Madame Ibn Ziaten. Elle a vraiment été ébranlée » par les faits survenus en dépit de la protection dont elle fait l’objet.