Braquage d'un fourgon blindé: Faïd se dit victime de sa célébrité, Hornec de son nom

PROCES Au deuxième jour de leur procès, Redoine Faïd et Fabrice Hornec, les principaux accusés, ont réaffirmé leur innocence…

E.G avec AFP

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La scène du braquage sur la RN17 le 17 mars 2011

La scène du braquage sur la RN17 le 17 mars 2011 — M. Libert / 20 Minutes

Victime. L’un de sa notoriété, l’autre de son nom. C’est la ligne de défense choisie par les accusés ce mardi, au deuxième jour de leur comparution devant la cour d’assises du Nord, pour le braquage à l’explosif d’un fourgon blindé dans le Pas-de-Calais en 2011.

Réussir sa vie de famille

« La dimension de mon casier judiciaire permet beaucoup de choses à mon encontre », a lâché Redoine Faïd. Quand il sort de prison en liberté conditionnelle en 2009, après 11 années de détention pour des faits de grand banditisme, son « premier objectif » est de « réussir » sa « vie de famille ». « Un mois et demi après ma sortie, je travaillais, j’avais des super collègues… ».

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Puis, il sort sonautobiographie « Braqueur : des cités au grand banditisme », qu’il espère être « un tremplin », pour aller « ailleurs, vers le cinéma, etc. », dit Faïd. Il insiste : « Ma réinsertion, je l’ai réussie, quand je suis sorti, j’étais carré, les conneries ne m’intéressaient plus, je me suis fait de nouveaux amis… c’était nickel ».

Condamné en 2011 pour un braquage meurtrier

Mais, deux ans après sa sortie de prison, en 2011, il est recherché pour le braquage ayant coûté la vie à la policière Aurélie Fouquet. Il assure n’avoir « rien à voir avec cette affaire » pour laquelle il a depuis été condamné en 2016 à 18 ans de prison. « Il y a eu une déferlante médiatique à mon encontre. En détention, j’ai vu une différence de traitement entre les gens alors qu’ils étaient beaucoup plus mis en cause que moi », regrette Faïd.

« Un nom de famille difficile à porter »

A l’autre extrémité du box, Hornec, considéré comme le co-organisateur du braquage avec Faïd, bras croisés, suit attentivement les débats. Les deux hommes répètent ne pas se connaître. Les accusations portant sur Hornec sont, selon lui, dues à son « nom de famille difficile à porter » qui entraîne « des instructions uniquement à charge » où « on écarte tous les éléments à décharge ». Fabrice Hornec est le cousin des frères Hornec, connus des enquêteurs comme des figures du grand banditisme de la région parisienne.

A 43 ans dont 18 en prison, il estime aussi que s’il est un « détenu particulièrement surveillé » (DPS), c’est « par rapport » à son « nom de famille ». Hornec et Faïd risquent la perpétuité. Les six accusés jugés pour ce braquage affirment être innocents.