Pas-de-Calais: Les six accusés du braquage d’un fourgon plaident non-coupable

PROCÈS Rédoine Faïd et Fabrice Hornec font partie des six accusés de l’attaque d’un fourgon de la société Loomis en 2011 près d’Arras…

M.L. avec AFP

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Le braquage d'un fourgon de la Loomis près d'Arras en 2011.

Le braquage d'un fourgon de la Loomis près d'Arras en 2011. — M.Libert / 20 Minutes

  • Les malfaiteurs avaient fait sauter la porte du fourgon à l’explosif.
  • Les deux principaux accusés risquent la perpétuité.
  • Le procès doit durer jusqu’au 20 octobre.

Rédoine Faïd, Fabrice Hornec et quatre autres malfaiteurs comparaissent depuis lundi matin devant la cour d’assises du Nord, à Douai. Accusés d’avoir participé à l’attaque d’un fourgon blindé, dans le Pas-de-Calais en 2011, ils ont tous plaidé non coupable.

Au début de l’audience, la présidente Anne Cochaud-Doutreuwe a lu le rappel des faits. « Madame la présidente, je conteste absolument tous les faits pour lesquels j’ai été renvoyé devant la cour d’assises », a déclaré réagi Faïd. Les cinq autres accusés se sont contentés d’un « non coupable ».

Deux millions d’euros dérobés

Le 17 mars 2011, un commando de « cinq à six individus » armés a attaqué à l’explosif un fourgon blindé de la société Loomis sur une route nationale, près d’Arras, dans le Pas-de-Calais. Les auteurs du braquage ont tendu un guet-apens aux transporteurs de fonds, en établissant un faux balisage de rétrécissement de la route pour bloquer le fourgon. Ils ont ensuite positionné des charges explosives sur la porte arrière. Ils ont dérobé plus de deux millions d’euros avant de prendre la fuite dans deux véhicules volés.

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Près de deux mois après l’attaque, les policiers ont reçu une information anonyme « particulièrement précise » indiquant que cette attaque serait le fait d’un commando s’articulant autour de deux individus fichés au grand banditisme : Rédoine Faïd et Fabrice Hornec. Said Agouni aurait quant à lui assuré la logistique.

Au cours de l’enquête, les policiers ont intercepté des conversations dans la cellule de SaId Agouni, dans lesquelles il confirme l’implication de Faïd dans l’attaque, ainsi que celle du « gitan de Paris », alias Fabrice Hornec.

Par ailleurs, quand Rédoine Faïd a été interpellé, en juin 2011 dans un snack de la métropole lilloise, il avait sur lui 20 billets de 100 euros provenant, selon l’enquête, du braquage. Un « dépannage » de l’une de ses connaissances, s’était justifié le caïd de 45 ans, déjà condamné à 18 ans de prison pour un autre braquage et à 10 ans de prison pour son évasion de la prison de Sequedin (Nord).

Faïd et Hornec encourent la réclusion criminelle a perpétuité

Poursuivis, notamment, pour récidive de vol en bande organisée avec arme et violences en réunion, Faïd et Hornec, qui affirment ne pas se connaître, risquent la perpétuité. Les trois autres accusés sont des seconds couteaux, ils auraient notamment caché les armes, mais n’auraient pas été présents sur les lieux du braquage.

Sept personnes se sont constituées parties civiles, dont la société Loomis et les deux transporteurs de fonds, à ce procès prévu jusqu’au 20 octobre.