«Les réseaux sociaux sont très dangereux». Olvido Hormigos en sait quelque chose depuis que la vidéo sexy de cette conseillère municipale de Los Yébenes, petite ville au sud de Madrid, s’est mise à circuler sur Internet et créer le scandale à travers toute l’Espagne, a rapporté El Pais cette semaine.
Tout a commencé il y a un mois lorsque la vidéo de Olvido Hormigos en train de se masturber a été diffusée grâce à l’application pour smartphone «WhatsApp». «En deux heures, tout le village était au courant», a-t-elle expliqué au quotidien espagnol. Cependant, le scandale est vite retombé jusqu’à ce que la vidéo se mette à circuler sur le Web et notamment les réseaux sociaux.
Membre du PSOE, le Parti socialiste espagnol, la conseillère municipale et institutrice de 41 ans est persuadée que la diffusion à grande échelle de son moment intime est l’œuvre du maire de Los Yébenes, son adversaire politique du Parti populaire espagnol (PP), même si elle ne s’explique pas comment la genèse de la diffusion a pu se passer. Le maire de la bourgade de 6.400 habitants, lui, réfute ces accusations.
L’auteur de la diffusion serait, selon la radio espagnole Cadena Ser, un joueur de football local de 30 ans avec qui Olvido Hormigos entretenait une relation amicale. Mais on ignore encore à l’heure actuelle si la vidéo sexy de la conseillère municipale lui était personnellement destinée, celle-ci étant mariée.
Après avoir annoncé son intention de démissionner en début de semaine en raison de la pression qu’elle subit depuis, notamment les insultes publiques, Olvido Hormigos y a finalement renoncé après avoir reçu un large soutien. Elle a reçu en particulier les encouragements sur Twitter de la numéro deux du PSOE, Elena Valenciano: «Olvido, ne démissionne pas pour cela. N’y pense même pas.»
No dimitas por eso, Olvido. Ni se te ocurra. Yo apoyo a Olvido Hormigos.
— Elena Valenciano (@ElenaValenciano) September 5, 2012
Elle a même été rejointe par la présidente du PP de la région de Madrid, Esperanza Aguirre, qui a appelé la conseillère municipale, également sur Twitter, à ne pas démissionner: «Pour la défense de ton intimité. Ne démissionne pas.»
En defensa de tu intimidad. #Olvidonodimitas
— Esperanza Aguirre (@EsperanzAguirre) September 6, 2012
Alors Olvido Hormigos a finalement tenu bon. «Il y a des choses bien pires en politique et ce que j’ai fait n’est pas un délit, je n’ai porté préjudice à personne», a-t-elle affirmé à El Pais.