Angers: Elle découvre l'une de ses photos de famille dans une série télé et réclame 30.000 euros de dédommagement à la production

INSOLITE Une habitante d’Angers a eu la surprise de découvrir l’une de ses photos de famille dans une série policière diffusée sur France 2…

20 Minutes avec agence

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Une fratrie originaire d'Angers a eu la surprise de découvrir sa photo de famille à l'écran, dans la série policière Les Témoins.

Une fratrie originaire d'Angers a eu la surprise de découvrir sa photo de famille à l'écran, dans la série policière Les Témoins. — Capture d'écran

Une habitante d’Angers (Maine-et-Loire) a eu une sacrée surprise en regardant la télévision, mercredi 29 mars.

Confortablement installée devant le nouvel épisode de la série policière Les Témoins, diffusée sur France 2, l’Angevine a découvert avec stupéfaction l’une de ses photos de famille à l’écran, rapporte Ouest France.

Une photo de « méchants »

Depuis quelques semaines, l’héroïne de la série, le lieutenant Sandra Winckler (alias Marie Dompnier) menait l’enquête sur la mort mystérieuse de quinze hommes.

Dans ce nouvel épisode, la policière se rend dans un orphelinat et y découvre une vieille photo : deux petits garçons et une fillette qui auraient un lien avec l’affaire.

La téléspectatrice a reconnu « immédiatement ce cliché, pris 46 ans plus tôt », indique Ouest France. Et pour cause, puisqu’il s’agirait d’une photo d’elle et de ses deux frères.

La famille réclame 90 000 € de dédommagement

Les trois membres de la famille ont décidé d’assigner la société de production Cinétévé devant le juge des référés d’Angers, ce jeudi. Ils demandent 30.000 € de dommages et intérêts chacun, ainsi que l’obligation de flouter la photo.

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L’avocat des plaignants, Me Jean-Michel Bouillaud, justifie la démarche de ses clients : « C’est pas glamour comme série. Pour mes clients, c’est un vrai traumatisme d’être assimilé à des proxénètes, des violeurs ou des psychopathes ».

« Aucun élément ne permet de dire que c’est eux »

Mais la société de production ne compte pas se laisser impressionner. L’avocate de Cinétévé, Me Lorraine Gay, estime que le traumatisme reste difficile à prouver.

« Un des dommages est celui de l’identification. Or, la photo a été prise il y a 46 ans. Aucun élément ne permet de dire que c’est eux aujourd’hui. 90 000 € pour des personnes qu’on ne reconnaît pas, c’est beaucoup ! », confie l’avocate à Ouest France.

Le juge des référés tranchera d’ici le 6 juillet.

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