Norvège : Un bunker pour préserver des traces de l'humanité en cas d'apocalypse

LA FIN DU MONDE Une entreprise norvégienne a construit un bunker destiné à accueillir des données numériques du monde entier pour les préserver de la fin du monde...

Marie Lombard

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Un Bunker a été construit sur Svalbard (Norvège) pour y contenir des données sur l'humanité

Un Bunker a été construit sur Svalbard (Norvège) pour y contenir des données sur l'humanité — Rune Bjerkestrand/ Piql

Les données digitales pourraient-elles survivre à la fin du monde ? Alors que l’horloge du jugement dernier, un concept inventé par les scientifiques atomiques de la revue Science and security bord, est passée début 2017 de 3 minutes à 2 minutes 30 avant la fin du monde, certains s’organisent. Dans l’archipel norvégien de Svalbard, situé à 1.000 kilomètres du pôle Nord, a ouvert le 27 mars un bunker destiné à accueillir les données numériques importantes du monde, afin de les préserver d’éventuelles attaques informatiques ou d’un cataclysme qui ferait disparaître l’humanité, selon Live Science. La zone étant reconnue par 40 nations comme démilitarisée selon le traité de Svalbard, elle semble tout indiquée pour la préservation de données.

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Le film photosensibles qui contient les données
Le film photosensibles qui contient les données - Rune Bjerkestrand /Piql

Aménagé dans une mine de charbon abandonnée, le bunker appelé World Artic Archive est un projet de l’entreprise norvégienne Piql, spécialisée dans l’archivage numérique. Conçu comme une grande bibliothèque, il servira de refuge pour les données des gouvernements, institutions scientifiques, entreprises et individus dans le cas où la race humaine disparaîtrait. Numériques à l’origine, « les données seront conservées sur des films photosensibles » selon le fondateur de Piql Rune Bjerkestrand. Cette base physique permet de diminuer le risque d’attaques numériques.

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Les films photosensibles sont aussi un support viable, car selon la compagnie ils pourraient etre conservés 1.000 ans. Pour l’instant, seuls le Mexique, qui a envoyé « des documents datant même de la période Inca », et le Brésil, « qui a transmis le texte de sa constitution », ont partagé des données selon le communiqué de Rune Bjerkestrand.

Les directeurs des archives nationales brésiliennes et mexicaines Ricardo Marques et Erick Cardoso devant la plaque inaugurative dans l'entrée du bunker
Les directeurs des archives nationales brésiliennes et mexicaines Ricardo Marques et Erick Cardoso devant la plaque inaugurative dans l'entrée du bunker - Rune Bjerkestrand /Piql

900.000 types de graines contenus dans un deuxième bunker

Le nom de Svalbard vous semble familier ? C’est normal, car en 2008 y a été construit le Global seed Vault. Un bunker réfrigéré situé dans la même montagne que World Artic Archive et destiné à protéger plus de 900.000 types de graines ici afin d’avoir toujours une ressource alimentaire en cas de catastrophe majeure. Selon le site officiel du bunker, des échantillons de blé et d’orge ont déjà été transférés à une banque génétique d’Alep dont les habitants pris dans les conflits sont sujets à la malnutrition.

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20 Minutes n’a pas réussi à contacter Crop Trust, l’organisation responsable de ce bunker, afin de savoir à partir de quel moment les graines pouvaient être distribuées aux populations en difficultés. Car il semble inconcevable de garder de telles réserves de semences sous la glace norvégienne alors que 795 millions de personnes souffrent de la faim dans le monde selon WPF (Programme alimentaire mondial).