« Les filles, je n’ai jamais eu peur », c’est avec ces mots que débutele court-métrage « Dans la peau d’une fille » réalisé par François Philau, ex-agent immobilier de 25 ans et posté sur Facebook le 11 septembre dernier. Depuis, le film a été visionné plus d’un million de fois sur le réseau social et partagé par plus de 15.000 personnes.

Tourné en caméra subjective, le court-métrage endosse le point de vue d’une jeune femme, harcelée dans le métro de Rennes. Pour diffuser son film, François Philau a créé une page spéciale sur Facebook intitulée « The Good Mind ». Interviewé par le site du Huffington Post, le réalisateur justifie sa démarche : « Il fallait le faire du point de vue de la femme car c’est plus percutant. Le ressenti des filles est plus intéressant ».

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Si le court-métrage connaît depuis sa publication un franc succès, le réalisateur a essuyé quelques critiques à propos de l’agresseur, interprété par un jeune homme noir. Des accusations de racisme qui ont fait sourire le réalisateur : « On a bien ri quand certains se sont demandé pourquoi l’acteur - qui avait forcément été choisi parmi des centaines d’autres - était black. En fait c’est moi ! (…) C’était simplement plus pratique d’être assis à côté l’actrice pour la guider, car elle avait une caméra vissée sur sa casquette », a confié François Philau au quotidien Ouest-France.

Le harcèlement sexuel dans les transports a fait l’objet d’une campagne de sensibilisation et d’affichage en novembre dernier. Lancée par le gouvernement, cette action faisait suite à un rapport rendu par le Haut-commissariat à l’égalité entre les hommes et les femmes, révélant que « 100 % des femmes ont déjà été victimes, au moins une fois dans leur vie, d’une forme de harcèlement sexuel ».