VIDÉO. «C'est la chatte», le clip d'un collectif pour dénoncer l'impunité des élus condamnés pour violences sexuelles

FÉMINISME Vendredi 1er juillet, les députés ont rejeté deux amendements visant à instaurer une peine d’inéligibilité obligatoire pour les élus condamnés pour violences physiques ou sexuelles…

H.S.

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Capture d'écran du clip réalisé par le collectif Georgette Sand, soutenu par la chanteuse Caroline Loeb.

Capture d'écran du clip réalisé par le collectif Georgette Sand, soutenu par la chanteuse Caroline Loeb. — Georgette Sand

Près de deux mois après la publication d’une dizaine de témoignages de femmes accusant l’élu écologiste Denis Baupin d’agression sexuelle et de harcèlement sexuel, les députés étaient amenés, vendredi soir, à se prononcer sur l’inéligibilité obligatoire pour les élus condamnés pour violences physiques ou sexuelles dans le cadre de l’examen du projet de loi Egalité et Citoyenneté. Au total, quinze élus ont participé au vote et ont rejeté  les deux amendements déposés par l’UDI (Union des démocrates indépendants) et les écologistes. Au-delà du débat autour de la constitutionnalité de l’inéligibilité obligatoire, l’annonce a suscité la colère de nombreux militants féministes.

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« C’est la chatte que je préfère »

En réaction au rejet de ces amendements, le collectif Georgette Sand, qui milite  « en faveur de la déconstruction des stéréotypes de genre et la valorisation de l’expertise des femmes », a publié un clip parodique intitulé « C’est la chatte ». Sur l’air du célèbre titre « C’est la ouate » de Caroline Loeb, présente dans la vidéo, le collectif raille l’impunité des élus sexistes.

Sous la vidéo ironique, les militantes dénoncent : « À l’Assemblée nationale, les partis politiques n’écartent pas du pouvoir les élus accusés de harcèlement sexuel. Au coeur de la dernière affaire en date, visée par une enquête préliminaire du parquet de Paris, Denis Baupin est toujours député et invente le concept de “libertinage incompris”. De son côté, Georges Tron est investi aux législatives par son parti alors qu’il est renvoyé en cour d’assises pour viols ».

Sur Twitter, suite au vote, plusieurs élus de gauche ont poursuivi le débat entrepris à l’Assemblée pour justifier leur vote, qui a suscité l’indignation de nombreux internautes. Le projet de loi doit être examiné à l'Assemblée nationale jusqu'au 6 juillet.