Illustration hacker pirate informatique.
Illustration hacker pirate informatique. - A. GELEBART / 20 MINUTES

Ils ont bien failli voler un milliard de dollars (897 millions d'euros). Des pirates informatiques ont volé 81 millions de dollars (73 millions d'euros) appartenant à la Banque centrale du Bangladesh mais ont échoué dans leur projet de détourner un milliard de dollars en raison de fautes de frappe, ont indiqué vendredi des responsables bangladais.

« Des tentatives de virements de 850 millions de dollars déjouées »

Les pirates informatiques ont réussi début février à se faire virer cette somme que la Banque centrale bangladaise détenait sur un compte à l’antenne new-yorkaise de la banque centrale américaine (Fed). « 81 millions de dollars ont été transférés de la Fed de New York sur un compte aux Philippines », a indiqué Razee Hassan, vice-gouverneur de la Banque du Bangladesh.

Ces hackers avaient inondé la Fed de New York de dizaines de demandes de virement et cherchaient à détourner 850 millions supplémentaires, en tentant de profiter d’un possible déficit de communications entre les banques durant les week-ends. Mais le système de sécurité de la banque et des fautes de frappe dans certaines des demandes de virement ont fait partiellement échouer leur projet. « Des tentatives de virements de 850 millions de dollars ont été déjouées par le système de sécurité de la Fed », a précisé Razee Hassan.

Mardi, les autorités du pays avaient toutefois menacé d’engager des poursuites judiciaires contre la Fed de New York, assurant qu’elle était « responsable » de l’argent déposé dans ses coffres. Contactée vendredi, la Fed de New York s’est refusée à tout commentaire et a renvoyé vers un communiqué affirmant qu’il n’y avait « aucun signe » que son système de sécurité ait été « compromis » et soutenant que les ordres de virement étaient conformes aux « protocoles normaux d’authentification ».

La Banque centrale bangladaise a indiqué qu’elle soupçonnait des Chinois d’être derrière cette escroquerie sur laquelle des experts de la cybercriminalité ont ouvert une enquête.

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