Illustration d'une boulangerie.
Illustration d'une boulangerie. - MEUNIER AURELIEN/SIPA

Michel Flamant, boulanger de Dole (Jura) est prêt à offrir le fonds de son commerce pour un euro symbolique à Jérôme, un jeune sans domicile fixe qui lui a sauvé la vie voici plus de deux mois.

Le 3 décembre 2015, Jérôme, qui se rendait tôt le matin chez Michel Flamant pour, comme à son habitude, se réchauffer près du fournil, était arrivé à temps pour sauver l’artisan d’une intoxication au monoxyde de carbone. Le four, déréglé, était à l’origine du problème.

« J’ai compris qu’il voulait se sortir un peu de la misère »

Le héros du jour se contentait depuis de dire qu’il était « au bon endroit, au bon moment » et n’avait fait que son « devoir ». Michel Flamant, lui, évoquait une vie sauvée de justesse. « Ce jour-là, il m’a vu en mauvaise posture […] il voyait bien que je n’étais plus là du tout. Même les pompiers m’ont dit : "A dix minutes près, vous étiez boulevard des allongés", rappelle-t-il à Europe 1. En remerciement, je l’ai fait travailler un petit peu avec moi et j’ai compris qu’il voulait se sortir un peu de la misère. »

Le boulanger a donc depuis embauché Jérôme. Celui qui devrait être en retraite depuis un an envisage même aujourd’hui de léguer fabrication du pain et des croissants à son sauveur. Il se donne six mois pour le former.

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