Leonardo DiCaprio à la conférence de presse de «The Revenant» à Paris, le 18 janvier 2016.
Leonardo DiCaprio à la conférence de presse de «The Revenant» à Paris, le 18 janvier 2016. - AFP

« Il faut créer notre propre Oscar yakoute et le remettre à cet acteur afin de le remercier pour son talent, au nom de tous les peuples du Nord. » Tatiana Egorova, enseignante à l’Institut d’Etat de la culture et de l’art arctique, est motivée : si l’Oscar du meilleur acteur échappe une fois de plus à Leonardo DiCaprio, c’est les Russes qui lui remettront une récompense.

Pas question donc, que « Leo », maintes fois nommé aux Oscars mais jamais récompensé, passe une fois de plus à côté de la statuette. D’autant que cette année, l’acteur part favori avec The Revenant. « Mais on ne peut pas se fier aux membres de l’Académie », affirme Tatiana Egorova, qui a donc lancé le projet « Un Oscar pour Leo » et a déjà commencé à élaborer ce qu’elle décrit comme un « Oscar populaire ».

Un trophée en argent massif, un métal sacré pour le peuple de Yakoutie

La statuette devrait représenter « un homme d’origine mongole qui tient dans les mains un récipient rituel yakoute, un tchooron, utilisé au cours de la célébration du Solstice d’été », précise Tatiana. Ce tchooron, qui sert à amadouer les dieux et les esprits, sera forgé en or, et la figurine de l’homme en argent massif, un métal sacré pour le peuple de Yakoutie (région pittoresque du cœur de la Sibérie).


Son prix ? Près de 100.000 roubles (plus de 1.136 euros). Une coquette somme qui n’inquiète par la présidente du projet « Un Oscar pour Leo ». Il est vrai que la jeune femme peut compter sur les fans sibériennes de l’acteur, dont certaines auraient, selon le magazine Première, « déjà commencé à apporter de l’argent ainsi que des bijoux ».

Le dernier film de Leonardo DiCaprio, The Revenant, projeté dans les salles russes depuis le 7 janvier, rencontre un succès historique : selon le site The Hollywood Reporter, il a déjà rapporté 1,1 milliard de roubles (14,6 millions de dollars), un record en Russie pour un film interdit au moins de 18 ans.

Mots-clés :