Capture d'écran de la vidéo publiée sur Youtube par «Natalie Amyot» pour retrouver son amant australien d'un soir.
Capture d'écran de la vidéo publiée sur Youtube par «Natalie Amyot» pour retrouver son amant australien d'un soir. - YouTube/Natalie Amyot

Edit du 2 septembre: Il s'agissait bien d'un fake, une vidéo intitulée «Je l'ai trouvé», publiée sur la page YouTube de «Natalie Amyot», explique qu'il s'agissait d'un coup de com' destiné à faire connaître la ville de Mooloobala.

Oh le joli fake. Plusieurs médias internationaux (ici, ici, , ou encore ) ont repris ces derniers jours l'appel lancée par une jeune Française sur YouTube pour qu'on l'aide à retrouver son amant australien d'un soir. Malheureusement, il semble que cette belle histoire soit fausse.

Déjà, l'histoire que raconte celle qui se présente comme «Natalie Amyot» dans la vidéo semble pour le moins tirée par les cheveux: elle explique qu'elle est à la recherche d'un homme qu'elle a rencontré au pub O’Malleys de Mooloolaba, localité de la Sunshine Coast du Queensland, avec qui elle était ensuite allée au Wharf Tavern avant de passer «une nuit géniale». Elle ne précise jamais à quelle date exacte a eu lieu cette rencontre.

Puis, elle continue, expliquant que le lendemain, elle est partie, devant reprendre un avion pour la France, et a perdu le numéro de téléphone du jeune homme. Pas de chance, mais disons que cela peut arriver. Cerise sur le cupcake, quelques semaines après cette nuit inoubliable, elle dit s’être rendue compte qu’elle était tombée enceinte. Ni une, ni deux, elle décide donc de retourner en Australie pour retrouver celui de qui « elle est tombée amoureuse au premier regard ».

Imprécisions

Au-delà des moyens financiers importants que semble avoir la jolie brune -un billet d’avion pour l’Australie n’est pas donné, que dire de deux…-, elle indique dans les commentaires de la vidéo YouTube qu’elle ne se rappelle plus du nom du jeune homme, et le décrit comme «mesurant environ 1,80m, bronzé, les yeux bleus et les cheveux blonds». Soit, comme le lui fait remarquer un commentateur la description d’une bonne partie des Australiens…

Par ailleurs, la vidéo, postée dimanche et très bien montée, renvoie vers un lien pour s’abonner à la chaîne YouTube de la jeune femme -créée samedi, et qui ne contient pas d'autres vidéos. La page Facebook dont le lien figure dans la description de la vidéo a été créé à peu près au même moment.

Certes, la jeune femme a pu décider de créer une page dédiée pour éviter que la sienne ne soit submergée de messages, mais cela permet de douter encore un peu plus. Sans compter qu’une rapide recherche Google des noms et prénoms donnés par la jeune femme ne donne rien avant la fameuse vidéo.

Devant tant de mystère, les internautes se sont mis en chasse, notamment sur Twitter. Et ils ont découvert d’autres choses troublantes: «Natalie Amyot» ressemble étrangement à une jeune femme dont la photographie -fournie par une agence de presse- est parue dans le Warwick Dailynews, un quotidien du Queensland. Dans la légende de cette photo, la jeune femme répond cependant au patronyme d’Alizee Michel.

 

En googlant ce nom et ce prénom, on trouve nombre de photos très ressemblantes. Un journaliste de BuzzFeed Bradley Esposito, a ainsi retrouvé la trace d’Alizee Michel, qui possède un compte Instagram, devenu privé depuis qu’il l’a découvert.

Beaucoup soupçonnent une opération marketing, sans doute d’une entreprise vendant des préservatifs, qui de la région du Queensland, déjà habituée à faire parler d’elle sur le Web.

En attendant, depuis ces découvertes, «Natalie Amyot» s’est vexée, indiquant sur sa page Facebook qu’elle allait «effacer toutes les pages et rentrer» chez elle si son auditoire pensait que «tout cela n’est qu’un fake».

«Ensuite j’espère que vous serez fiers d’avoir malmené une mère et un bébé alors que le père n’est pas là… Si c’est ce que vous voulez, je rentre chez moi demain… Mais comment pouvez vous me détester à ce point de simplement vouloir le retrouver…» La page est désormais inaccessible.

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