La première édition d'un volume regroupant l'ensemble des pièces du dramaturge anglais William Shakespeare a été vendue aux enchères pour 4,1 millions d'euros à Londres, il y a dix ans...
La première édition d'un volume regroupant l'ensemble des pièces du dramaturge anglais William Shakespeare a été vendue aux enchères pour 4,1 millions d'euros à Londres, il y a dix ans... - John D McHugh AFP/Archives

Le dramaturge anglais William Shakespeare se droguait-il, ou ne se droguait-il pas ? Là est la question, depuis que des experts sud-africains ont révélé la présence de traces de cannabis et de cocaïne, en moindre quantité, dans des pipes à tabac supposées lui avoir appartenu. C’est ce que révèle un article du quotidien britannique The Independant, paru ce week-end.

Des allusions à l’herbe dans un sonnet

Les objets expertisés avaient été découverts dans le jardin de sa maison de Stratfort-upon-Avon, cette ville située au sud de Birmingham où l’auteur de Hamlet est né. Les résultats de ces analyses, menées près de 400 ans après le décès de Shakespeare, ont-ils de quoi choquer ? Apparemment, non. Francis Thackeray, directeur de l’institut de l’évolution humaine de Johannesburg et admirateur de l’écrivain, avait mené ces recherches en 2001, déjà. C’est à ce moment-là qu’il a découvert les résidus de drogue dans les pipes à tabac de l’auteur de Roméo et Juliette. Etonné - car aucune preuve n’avait encore été apportée d’une quelconque présence de marijuana au Royaume-Uni au XVIe siècle - l’anthropologiste s’est alors intéressé à l’œuvre de ce monument de la littérature. Et particulièrement au Sonnet 76 du poète, puisqu’il y fait mention du terme « weed » en anglais, pour « herbe » en français.

Une épitaphe en guise de malédiction ?

Était-il sous l’influence de la drogue, lorsqu’il écrivait ? A-t-il mené des expériences avec les différents produits, pour créer ? Pire, le chercheur sud-africain pense que William Shakespeare a pu mourir d’une overdose. C’est pourquoi, en 2011, sa curiosité ainsi piquée, Francis Thackeray a fait part de son souhait de procéder à l’ouverture de la tombe du poète, afin d’y prélever des fragments d’ongles ou de cheveux et de résoudre, peut-être, le mystère de la mort de Shakespeare, a-t-il confié à Livescience. Problème : l’auteur repose au cœur même de l’église de la Sainte-Trinité, à Stratford-upon-Avon. Sur la pierre, est gravée cette épitaphe : « Bénit soit celui qui épargnera ces pierres, et maudit soit celui violant mon ossuaire ». De quoi décourager les velléités de fouilles…

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