Liste d'émoticônes
Liste d'émoticônes - Emoji

Sa tête a dû passer de «^_^» à «o_O». Aujourd’hui, Paula Cochrane, coiffeuse de 48 ans résidant près de Glasgow en Ecosse, est plutôt «>_<». Et pour cause: abonnée depuis le mois de septembre chez l’opérateur britannique EE pour un forfait de 31 livres (41 euros) par mois avec SMS illimités, elle doit en tout 1.200 livres, soit près de 1.600 euros, à son opérateur. Tout ça pour avoir un peu trop envoyé de smileys.

Car ce qu’ignorait Paula au moment de s’abonner, et qui était sans doute dissimulé en police 4 dans ses conditions générales d’utilisation, c’est que pour chaque envoi d’émoticône, elle devait payer 1 livre sterling (1,33 euro). Et Paula est du genre à en envoyer beaucoup: si son hors forfait n’est dû qu’aux envois de smileys, cela signifie qu’elle en a envoyé plus de 1.000 en quatre mois seulement.

«J’ai d’abord mis ça sur le compte de mon utilisation inhabituelle du téléphone»

«La première facture en novembre était de 100,92 livres, mais j’ai mis ça sur le compte de mon utilisation inhabituelle du téléphone», raconte-t-elle au journal écossais Daily Record. «Après tout, c’était un nouveau téléphone.» C’est le mois suivant qu’elle comprend que quelque chose cloche: la deuxième facture s’élève à 449 livres. La suivante, en janvier, est encore plus lourde, à 486 livres. C’est en appelant son opérateur que Paula comprend que les émoticônes, considérées comme des images envoyées en MMS, étaient surfacturées.

«Est-ce qu’EE pense vraiment que j’aurais continué de les utiliser si j’avais su combien elles coûtaient? C’est du vol!», s’indigne-t-elle. En réponse, l’opérateur explique que ce sont les réglages de son smartphone, rendant les smileys trop accessibles, qui sont en cause –pas le forfait. Et offre une remise de 100 livres à Paula, sur les presque 1.200 au total qu’elle doit payer.

«On a bafoué mes droits, c’est inacceptable», s’emporte Paula. Face à la mauvaise volonté de son opérateur, l’Ecossaise a décidé de s’adresser à un ombudsman -une sorte de médiateur à l’anglaise. Et, on imagine, de lever le pied sur l'envoi de smileys.

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