Un hamburger préparé dans un fast-food près de Toulouse
Un hamburger préparé dans un fast-food près de Toulouse - Remy Gabalda AFP

L’obésité, l’hypertension, le diabète, les cancers, et maintenant la dépression. Les dangers de la malbouffe sur la santé seraient plus nombreux qu’il n’y paraît selon une équipe de chercheurs australiens qui a mis en évidence le lien entre les habitudes alimentaires de certains patients et leur syndrome dépressif.

Le docteur Felice Jacka, chercheur à l’Université Deakin en Australie, assure que les aliments gras, sucrés, sont aussi mauvais pour l’esprit que le corps. Un régime alimentaire à base de malbouffe créerait certaines réactions dans le cerveau favorisant la dépression. Les patients du Dr Jacka suivent toujours leur traitement médical mais en adoptant une alimentation plus riche en nutriments, ceux-ci limitent l’aggravation des symptômes dépressifs ou obtiennent une forme d’amélioration.

Une dépression, alors que rien, dans leur vie, ne paraît les avoir affectés

Un régime riche en gras et en sucre provoque en réalité un stress et le développement de protéines appelées cytokines. Un terrain propice au déclenchement d’une dépression. «Si nous arrivions à prouver ce lien, cela expliquerait aussi pourquoi certaines personnes développent une forme de dépression alors que rien, dans leur vie, ne paraît les avoir affectés», indique le docteur à la BBC.

Par ailleurs, le ministère américain de la Défense envisage de se pencher sur les repas d’anciens soldats frappés de dépression. En les invitant à reconsidérer leur alimentation, il espère contrôler ou réduire le taux de suicide chez les vétérans de l’armée.

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