Le logo de Twitter à la bourse de Wall Street le 6 novembre 2013.
Le logo de Twitter à la bourse de Wall Street le 6 novembre 2013. - Richard Drew/AP/SIPA

Les followers sont-ils suivistes? Pour mettre à l’épreuve le soupçon de grégarisme qui pèse sur les utilisateurs des réseaux sociaux, des journalistes du magazine américain Wired se sont livrés à une expérience avec un compte Twitter… et un trombone à papier virtuel.

«Je l’ai suivi surtout pour comprendre pourquoi les autres le suivaient»

Le trombone s’appelle Clippy. De 1997 à 2001, ce personnage mal-aimé aux yeux ronds sévissait sur tous les logiciels de la suite Microsoft Office, faisant des apparitions souvent inopportunes à l’écran pour proposer son aide. Le monde entier a accueilli avec soulagement la retraite du «compagnon Office», qui a même été l’objet de travaux universitaires.

L’équipe du GadgetLab de Wired a décidé mercredi, à moitié sérieusement, de voir si ce personnage, qui disposait de son propre compte Twitter avec zéro tweet et un seul abonné, pouvait être suivi en masse seulement en étant recommandé par la fonction «Suggestion» de Twitter. La réponse, expliquée en détails sur le site de Wired, est oui. Les journalistes du GadgetLab, en suivant tous le compte de Clippy, provoquent une vague de suggestions chez leurs followers. En moins d’une heure, Clippy éveille la curiosité de 50 personnes qui se mettent à le suivre.

«On peut faire suivre n’importe qui»

Le bloggeur-entrepreneur Anil Dash, qui a lui-même près de 500.000 abonnés sur Twitter, explique: «Je l’ai suivi surtout pour comprendre pourquoi les autres le suivaient, et parce que j’aime Clippy.» Entre temps, le trombone s’est mis à tweeter et son nombre d'abonnés explose quand Satya Nadella, le nouveau PDG de Microsoft en personne, répondu à l'un de ses tweets, sorte de consécration... L'ex-compagnon Office compte actuellement plus de 700 followers.

«Il semble qu’avec les bonnes personnes, même en petit nombre, on peut utiliser le service de suggestions de Twitter pour faire suivre n’importe qui», conclut Mat Honan, l’auteur de l’article… Qui s’est aperçu après-coup que le créateur du compte de Clippy n’était autre qu’un stagiaire de Wired.

 

 

 

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