Capture d'écran de la publicité pour SodaStream avec Scarlett Johansson.
Capture d'écran de la publicité pour SodaStream avec Scarlett Johansson. - Youtube

Dernière minute: L' ONG Oxfam a indiqué jeudi 30 janvier que l'actrice l'américaine Scarlett Johansson renonçait à son rôle d'ambassadrice pour l'ONG.

En acceptant de devenir l’égérie d’une marque de machine à soda, Scarlett Johansson pensait sans doute s’engager dans la lutte contre l’obésité (moins de sucre dans les sodas faits maison) et pour l’environnement (moins de bouteilles à la poubelle). Elle devait être très loin de se douter du tas d’ennuis que cela lui causerait.

Pas encore diffusé à la TV, le spot publicitaire qui la met à l’honneur est déjà au cœur d’une double polémique... L’ONG Oxfam, dont elle est aussi l’ambassadrice depuis 2007, a publiquement critiqué son contrat avec SodaStream en dénonçant l'implantation d'une des usines de fabrication de la firme dans une colonie israélienne de Cisjordanie. Dans un communiqué, l'ONG «considère que le business en provenance des colonies alimente la pauvreté et va à l'encontre des droits de la communauté palestinienne».

Dans une tribune publiée vendredi sur le site du Huffington Post, l’actrice américaine a aussitôt pris la défense de son sponsor. «Je n'ai jamais voulu être la figure d'un quelconque mouvement social ou politique dans le cadre de mon contrat avec SodaStream. Je suis partisane d'une coopération économique et sociale entre Israéliens et Palestiniens. SodaStream est une entreprise engagée pour l'environnement. Elle construit un pont pour la paix entre Israël et la Palestine en employant des salariés des deux pays, qui ont les mêmes salaires et les mêmes droits. C'est ce qui se passe tous les jours dans leur usine de Ma'ale Adumim», explique-t-elle.

«Sorry, Coke and Pepsi»

Et comme si ça ne suffisait pas, le même jour, une nouvelle passe d’armes médiatique éclatait alors que publicité se voyait recalée pour la seconde année consécutive de la programmation publicitaire de la soirée du SuperBowl. Dans un entretien à USA Today, le patron de SodaStream, Daniel Birnbaum, a aussitôt dénoncé des pressions de Pepsi et CocaCola, deux annonceurs stars du SuperBowl, sur le diffuseur Fox.

A la fin du spot, qui joue la carte de l'humour et de l'autodérision, Scarlett Johansson lance en effet une petite phrase de défi: «Sorry, Coke and Pepsi». Vu le tarif d’une diffusion publicitaire pendant le Superbowl, les deux géants du soda ont dû moyennement apprécier… et la chaîne de télévision faire ses comptes.

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