La députée Karine Berger, le 27 octobre 2012,à une convention du PS, à Paris.
La députée Karine Berger, le 27 octobre 2012,à une convention du PS, à Paris. - L. BONAVENTURE / AFP

(Article mis à jour à 18h avec la réaction de Karine Berger)

Une interview qui ressurgit et Karine Berger devient la risée du Web. Députée des Hautes-Alpes  depuis juin 2012, cette proche de Pierre Moscovici a répondu dimanche  à une interview pour le site de La provence. Un entretien où elle ne doute pas vraiment de son rôle et de sa valeur. «Effectivement, je suis l'un des députés les plus visibles. J'ai le sentiment surtout d'être extraordinairement influente dans l'équilibre croissance - austérité», explique cette économiste, ancienne secrétaire nationale du PS. «Ma voix a fortement porté et le Président de la République l'a entendue. De même pour la loi bancaire. J'avoue que cette capacité à faire bouger les lignes dès la première année de mon élection a sans doute surpris... C'est aussi le fruit de ma motivation, de mon ambition et de mon énergie», poursuit-elle.

Pas une minute à elle

Un temps pressentie au porte-parolat du PS, Karine Berger a été rapporteuse de la loi bancaire. Tout en défendant la politique de François Hollande, elle a été une des députées régulièrement consultées par les journalistes sur les questions économiques qui ont agité le début de quinquennat. Ce qui apparemment ne lui a pas laissé une minute à elle. «Au mois de novembre, je me suis aperçue que je n'avais plus dîné avec des amis depuis mon élection. Et ce soir-là, je suis appelée par Matignon et le Premier Ministre, j'ai dit non! Cet été, je prendrai un peu de repos car j'en ai besoin. Il y a quelques jours, j'ai eu un malaise dû au surmenage sans doute...», lâche-t-elle.

Ces propos déclenchent depuis quelques heures les moqueries des internautes sous le hashtag #SaveKB et le journaliste qui a écrit l’interview a été interrogé par le site de LCP:

Le député écologiste Sergio Coronado a également raillé sa collègue de l'Assemblée:

Karine Berger a réagi en fin d'après-midi auprès du Nouvel Observateur, en reconnaissant des «maladresses». Mais il se pourrait aussi, selon elle, que le journaliste n'ait pas retranscrit ses réponses «de façon très exacte». Dans tous les cas, «ce qui se dit sur Twitter me concernant n'est pas ma préoccupation. J'ai une attaque sur Twitter, j'en aurai d'autres!», observe-t-elle.

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