HIGH TECH - Deux questions: Google peut-il inquiéter Apple et surtout faire décoller son système Android...
De ntore correspondant à Los Angeles
Depuis que Google
a publié un billet samedi expliquant «tester et manger [sa] propre nourriture pour chien» (semi-officialisant l'existence d'un véritable «Google phone»), ça spécule sévère sur le web. On respire une seconde, on prend un
kiss cool et on fait le point.
Ce que Google a véritablement annoncé
Quelle différence avec tous les autres téléphones sous Android?
Le G1 de HTC, fin 2008, fut le premier téléphone à embarquer Android, le système d'exploitation open source développé par Google. Depuis, de nombreux modèles ont suivi, dont
le récent Droid de Motorola. Pour tous, le même schéma: Google supervise de loin sa mise au point afin d'optimiser Android. Et, aux Etats-Unis, passe un partenariat avec un opérateur pour vendre l'appareil à prix réduit dans le cadre d'un contrat.
Selon le Wall Street Journal, Google songerait à court-circuiter cet habituel chaînon pour vendre lui-même le téléphone, qui serait compatible avec tous les opérateurs.
Changement de stratégie?
Jusqu'ici, la philosophie d'Android se résumait ainsi: «un système ouvert et de nombreux mobiles pour inonder le marché». Elle s'opposait à celle d'Apple, presque sortie de chez Tolkien: «un système fermé et un unique appareil pour tous les dominer». La stratégie de Google a pour l'instant rencontré de nombreux obstacles. D'abord, même si des progrès ont été faits depuis le G1, aucun constructeur n'a accouché d'un design rivalisant un tant soit peu avec celui de l'iPhone. Ensuite, l'effort marketing se trouve nécessairement dissout. Enfin, un informaticien l'explique à 20minutes.fr: «Développer des applications sous Android est un cauchemar, notamment à cause de toutes les tailles différentes d'écrans.» Moralité, l'Android store est un nain, là où Apple a réussi à créer un véritable écosystème. En parlant de «nouvelles fonctionnalités», Google reste flou. Mais si Android proposait sur le Nexus One des fonctions exclusives, pas sûr que les partenaires de la
Open Handset Alliance apprécieraient.
Philippe Berry