iTunes 11, un lifting réussi mais pas suffisant

15 contributions
Publié le 30 novembre 2012.

HIGH-TECH – La nouvelle version du logiciel à tout faire d'Apple est enfin disponible...

«Vous pouvez mettre du rouge à lèvres sur un cochon, cela reste un cochon», explique un dicton américain. La même chose est vraie pour iTunes, dont la 11e version, sortie jeudi avec plusieurs semaines de retard, profite d'un lifting salutaire. Mais le fond du problème subsiste dans son ADN mutant: iTunes reste une chimère qui essaie de faire trop de choses à la fois, sans jamais exceller nulle part.

iTunes est un player musical. Et une boutique en ligne, pour acheter de la musique, des vidéos, des livres et des apps. Et un gestionnaire de médias pour l'iPhone et l'iPad. Et un pont avec le cloud d'Internet. Résultat? Plus de 90 Mo à télécharger et 15 minutes le temps d'installer, d'optimiser puis de scanner la bibliothèque.

La bonne nouvelle, c'est que sur PC, l'usine à gaz qu'était iTunes a été optimisée. Une fois installé, il se lance plus vite et est globalement plus réactif. La navigation en «cover flow», qui fait défiler des pochettes d'album, est fluide, même sur une machine de 2007. Sur Macbook Pro avec retina display, en revanche, de nombreux utilisateurs se plaignent de ralentissements.

Transition

Le nouveau design est une affaire de goût. Abandonner le panneau latéral offre aux contenus davantage d'espace. A la place, Apple a opté pour des boutons qui permettent de passer d'un mode à l'autre (player, film, boutique etc). Globalement, les changements sont plaisants à l'oeil.

Sous le capot, iTunes conserve les mêmes problèmes qu'avant. Si l'on n'adopte pas le modèle «un PC/Mac, une bibliothèque, un iPhone», c'est l’apocalypse. «Voulez-vous effacer tout le contenu de votre iPhone pour le synchroniser avec la nouvelle bibliothèque», demande le logiciel sur un PC récemment formaté. Apple refuse toujours de laisser l'utilisateur ajouter des fichiers à la volée avec un simple copier-coller comme sur Android. iCloud est davantage intégré, mais il n'existe toujours pas de Web player. En clair, on ne peut pas écouter sa collection au bureau sans demander au service informatique d'installer iTunes. Le service Ping est mort et l'intégration de Facebook laisse encore à désirer, avec un logiciel qui n'est que timidement social.

Apple se trouve clairement dans une période de transition entre le stockage local et le cloud, le desktop et la mobilité. iTunes s'offre un sursis, avec un peu de botox et une valve cardiaque. La prochaine fois, il faudra penser à la transplantation.

Utilisez-vous encore iTunes ou avez-vous coupé le cordon en passant à Spotify et en sauvegardant votre iPhone directement via iCloud?

P.B.
Mots-clés
Newsletter
HIGH-TECH

Recevez une fois
par semaine
toute l'actualité high-tech

publicité
publicité
publicité
publicité
Les dernières contributions

Chargement des contributions en cours

Réagissez à cet article
Vous souhaitez contribuer ? Inscrivez- vous, ou .
Confirmer l'alerte de commentaire
Annuler
publicité
publicité
Se connecter avec Facebook
S'identifier sur 20minutes.fr