Quatre projets tech étudiants qui pourraient changer le futur

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Publié le 10 juillet 2012.

HIGH TECH - Une fois par an, les étudiants en informatique les plus créatifs des cinq continents se retrouvent en compétition avec un projet dans le cadre de la finale l'Imagine Cup, les Jeux Olympiques de l'innovation made by Microsoft. Les coups de cœur de «20 Minutes»...

De notre envoyée spéciale à Sydney

Dernière info (11h48): Les grands gagnants de l'Imagine Cup 2012 viennent d'être annoncés par Microsoft20 Minutes a eu du flair, car deux de nos quatre coups de coeur ont été récompensés dans la catégorie reine, Sofware design (logiciel). Enable Talk, le projet ukrainien, a remporté la médaille d'or, et Wi-Go, imaginé par les étudiants portugais se sont vu décerner la médaille de bronze.

«Imaginez un monde où la technologie nous aide à répondre aux enjeux les plus cruciaux de notre société». Le thème de cette dixième édition d’Imagine Cup a inspiré de nombreux étudiants, qui ont présenté tout au long du week-end des projets aussi ambitieux que touchants. 20 Minutes vous en fait découvrir quatre. 

>> Pour savoir à quoi ressemble l'Imagine Cup, lisez notre reportage sur place

Enable Talk (médaille d'or)

Des étudiants ukrainiens se sont donné un mal fou pour créer un prototype de gants destinés aux personnes utilisant la langue des signes pour s’exprimer. Grâce à de nombreux capteurs flexibles intégrés, les gants envoient des signaux par bluetooth à un smartphone, qui va ensuite analyser les données de chaque mouvement (même celui d’une phalange particulière). Etape suivante: la phrase est prononcée verbalement par le smartphone. La démonstration faite devant les juges à Sydney a été bluffante. Après qu’un étudiant s’exprime en langue des signes, une seconde a suffi pour entendre le téléphone énoncer «ravi de vous rencontrer». L’équipe, qui planche aussi sur l’esthétique des gants, souhaite les commercialiser dans un futur proche «à un prix d’environ 100 dollars». Les étudiants ont précisé que plusieurs langues seraient disponibles et que le lexique pourrait être personnalisé avec de nouveaux mots. La paire de gants peut fonctionner huit heures en continu.

Capstreet

Quatre Toulousains ont imaginé une application qui rendrait service à beaucoup de personnes résidant en ville. Capstreet collecte un maximum d’informations sur l’accessibilité d’endroits comme les restaurants, les cinémas ou les bibliothèques afin de pouvoir calculer ensuite le meilleur itinéraire pour une personne en fauteuil roulant, qui se déplace avec une poussette ou encore à l’aide d’une béquille. Le logiciel s’adapte au niveau de mobilité de chacun. «On inclut aussi le calcul de l’itinéraire à pied en évitant les rues qui posent problème, en travaux ou qui comportent des escaliers, par exemple», a expliqué Anthony Balitrand, 21 ans, à 20 Minutes. Capstreet n’a malheureusement pas été qualifié pour l’ultime étape de la finale d’Imagine Cup, mais le projet a de l’avenir.

Wi-Go (médaille de bronze)

Une équipe portugaise a utilisé la technologie Kinect pour développer un caddie intelligent (assisté d’un ordinateur) capable de suivre quelqu’un dans tous ses déplacements en évitant les obstacles. L’idée est de pouvoir aider les personnes en fauteuil roulant ou celles qui ne peuvent pas porter de choses trop lourdes lorsqu’elles font leurs courses au supermarché par exemple, ou sur leur lieu de travail si elles doivent se déplacer de salle en salle avec du matériel. En fauteuil roulant, Luis de Matos, l’un des étudiants portugais à l’origine de ce projet, travaille sur ce caddie depuis un an et demi. Sa propre expérience l’a persuadé que son invention serait utile à d’autres personnes.

wi-GO Project from Luis de Matos on Vimeo.

StethoCloud

Cette innovation imaginée par des Australiens s’est déjà fait un nom à l’Imagine Cup. Ces étudiants ont créé un stéthoscope numérique prêt à être branché à un smartphone, ainsi qu’un logiciel mobile. Un matériel qui va permettre de détecter très tôt la pneumonie chez les enfants. Lors de l’utilisation de ce stéthoscope, les sons entendus sont analysés puis les informations sont envoyées sur le «cloud». Grâce à elles, un diagnostic apparaît sur le téléphone. Lorsqu’une anomalie respiratoire est détectée, une vidéo explicative montrant un cas similaire est lancée à l’écran. Ces informations et conseils donnés à l’utilisateur ont été rédigés par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et l’Unicef. Les étudiants australiens souhaitent pouvoir commercialiser leur stéthoscope digital dans le futur «autour de 15 ou 20 dollars».

>> Et vous, que pensez-vous de ces projets étudiants? Dites-le nous dans les commentaires ci-dessous.

Anaëlle Grondin, en Australie
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