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Stephane Dubois

Photographier ou filmer sous l’eau : le grand kif de l’été ! Bien entendu, pas question de sauter dans le grand bain avec du matériel ordinaire. D’où la nécessité d’un équipement très adapté.

 

Le compact insubmersible

Les premiers appareils photo capables de faire des brasses sans boire la tasse sont apparus il y a quelques années. Avec eux, la possibilité d’aller au fond du grand bain (généralement jusqu’à moins 3 mètres) et de remonter à la surface des photos des enfants faisant coucou face au viseur en se pinçant le nez.

A l’époque, il fallait être courageux pour réaliser ces images: les appareils avaient un coté gadget et la visée était pratiquement impossible sur leur écran, impraticable du fait des reflets de l’eau et de la trop forte luminosité.

Plus maintenant. Tous les constructeurs proposent des compacts particulièrement bien adaptés à la prise de vue aquatique, comme Olympus et son TG-320 (résistant jusqu’à moins 3 mètres), ou Sony et son DSC-TX20, un 16 mégapixels au boîtier métal et à écran tactile qui descend à moins 5 mètres.

Plus fort : les Nikon AW100 et Pentax WG2 plongent respectivement à moins 10 et moins 12 mètres. Leur usage dépasse donc celui du strict cadre familial, les appareils pouvant aussi intéresser les plongeurs amateurs. Attention cependant au budget : ces équipements sont assez chers. 

Pour des tarifs autour de 100 euros, il est quand même possible de se mouiller avec le Panasonic DMC-FT10 ou le Vitaquest VQ-5090 WP qui ne dépasse pas les 70 euros. 

Et si vous ne souhaitez pas vous encombrer d’un appareil photo sous l’eau, Liquid Image propose pour moins de 100 euros son L302, un masque de plongée-appareil photo qui prend des images en 5,1 mégapixels. A défaut de mieux…

 

Le caisson de plongée

Certains constructeurs, comme Canon et son WP-DC100 ou WP-DC13 continuent à commercialiser des caissons de plongée pour certains de leurs compacts, ici, les Ixus 300 et Ixus 70.

Problème: le coup de ces caissons, adaptés à l’ergonomie si personnelle des appareils, peut s’avérer prohibitif, bien plus cher que celui de l’appareil lui-même. Il en va de même du coté de certains Reflex numériques qui, au cas par cas, peuvent proposer des caissons adaptés, voire des flashes sous-marins. Mais l’investissement en vaut la chandelle: avec eux, il est possible de plonger en toute sécurité pour son équipement photographique jusqu’à 40 mètres, comme chez Olympus et son Deep Blue pour l’hybride Pen de la marque. De quoi tutoyer les murènes et rapporter des souvenirs inoubliables des fonds coraliens d’Urgada, en Egypte…

Nikon, qui ne fabrique pas de caissons pour ses reflex, en confie cependant le soin à des spécialistes: la firme Ikelite, pour le D800, ou Seacam pour le D7000.

 

Les caméras qui font plouf

Coté vidéo, les caméscopes de plongée ne hantent guère les profondeurs aquatiques. Panasonic propose son HX-WA20, une caméra qui filme sur mémoire flash mais ne descend pas au-delà des 3 mètres. Même profondeur pour la Pocket Cam de Kodak qui, une fois raccordée à un ordinateur, permet de monter ses images très simplement. Pour les bambins, sa petite sœur, la Kodak Mini, filme en VGA (640 x 480). Gare : certaines pocketcams résistant à l’eau, comme la Samsung HMX-W350, supporteront bien les éclaboussures, mais pas les remakes perso du Grand bleu. Le constructeur propose cependant son W200, qui plonge à 3 mètres.

Nouveauté du moment, la Sony HDR-GW55 se révèle être un excellent caméscope jusqu’à moins 5 mètres. Quelques appareils atypiques enfin: la CamSports EVO qui, pour moins de 200 euros, filme en Full HD et plonge à 10 mètres, ou l’ActionCam 100 de Rollei qui, pour les plongées jusqu’à 10 mètres filme en 1280 x 720 et bénéficie de l’apport de 4 LED blanches et de 4 LED infrarouge pour éclairer les fonds marins.