Microsoft a dévoilé deux modèles de tablette Surface, le 18 juin 2012, à Los Angeles. Une «cover» faisant office de clavier peut se clipper dessus.
Microsoft a dévoilé deux modèles de tablette Surface, le 18 juin 2012, à Los Angeles. Une «cover» faisant office de clavier peut se clipper dessus. - D.MCNEW/REUTERS

Philippe Berry

De notre correspondant à Los Angeles

Après une invitation mystère et un week-end de spéculations, Microsoft a présenté non pas une, mais deux tablettes, lundi, aux studios Milk d'Hollywood. Le patron du groupe, Steve Ballmer, est venu en personne pour marquer le début d'une nouvelle ère dans l'histoire de Microsoft: en 30 ans, c'est la première fois que l'entreprise fabrique elle-même un ordinateur sous Windows.

 

La nomenclature ne va pas aider le grand public à s'y retrouver. Microsoft va lancer deux tablettes Surface de 10,6 pouces, toutes les deux au format 16/9.  Les deux machines proposent encore un trépied et un finish en magnésium poli identique. La différence? Leurs cerveaux respectifs ne parlent pas exactement le même langage et vont viser deux publics différents. Surface pour Windows RT: La concurrente de l'iPad, destinée au grand public

A 9,3 mm d’épaisseur pour 676 grammes, ses mensurations sont quasi-identiques à celles de la tablette d'Apple. L'écran en simple HD dispose d'une résolution plus faible mais la connectique est bien plus fournie, avec des ports micro-SD, USB 2.0 et micro-HD. Microsoft n'a rien annoncé sur l'autonomie mais le processeur basse consommation ARM de Nvidia (sans doute un Tegra 3 quadcore) devrait offrir des performances similaires à la concurrence. Détail clé: Windows RT n'autorise que les apps Metro distribuées via la Windows Store. Il sera donc impossible d'installer des programmes PC traditionnels. La tablette sortira à une date non précisée, en même temps que Windows 8 (sans doute à l'automne), à un prix que Microsoft annonce «dans la lignée des tablettes ARM existantes».

 

 

 

Surface pour Windows 8 Pro: sur les terres des PC portables

50% plus épaisse et plus lourde (13,5 mm et 903 grammes) que sa petite soeur, elle dispose d'un écran «full HD» (sans doute 1920x1080 pixels) et d'un port USB 3, pour des transferts plus rapides. Surtout, on trouve sous le capot un processeur Intel Ivy Bridge i5 plus puissant mais aussi plus gourmand. Cela lui permet de faire tourner un Windows 8 Pro 100% similaire à la version PC. On peut donc installer des programmes comme Photoshop. Un stylet optionnel permet de prendre des notes. Cette tablette doit sortir trois mois après son aînée.

 

Deux claviers à clipper

Sur le modèle de la «smart cover» de l'iPad, Microsoft propose deux couvertures, disponibles en cinq coloris, qui se clippent sur la tablette via un aimant. Différence principale, qui pourrait séduire pour la productivité: il s'agit également de claviers. L'un est tactile, avec des touches esquissées, sensibles à la pression. L'autre est physique, avec des touches en trois dimensions.

 

Conclusion

Prix, date de sortie, autonomie... Ces trois facteurs critiques n'ont pas été révélés par Microsoft. Mais lors d'un premier contact, la tablette (version ARM) se révèle aussi bien finie qu'agréable en mains. Surtout, Windows 8 est un OS qui n'a pas à rougir face à Android et iOS. Dans certains domaines, comme le multitasking, il leur est même largement supérieur.

 

Etes-vous tentés par des tablettes sous Windows? Opteriez-vous plutôt pour la version ARM ou Intel?