Sequoia, le superordinateur le plus rapide du monde au 18 juin 2012, fabriqué par IBM pour le département américain de l'Energie.
Sequoia, le superordinateur le plus rapide du monde au 18 juin 2012, fabriqué par IBM pour le département américain de l'Energie. - Lawrence Livermore National Laboratory

P.B.

C'était une question d'honneur. Les Etats-Unis, patrie du transistor, ont repris, lundi, la tête du classement des superordinateurs les plus puissants du monde. Sequoia, une machine du laboratoire du département de l'énergie de Lawrence Livermore fabriquée par IBM, détrône le K Computer japonais de Fujitsu.

Avec ses processeurs d'1,6 million de cœurs entassés dans 96 racks occupant 400 m², Sequoia atteint une puissance de calcul de 16,32 petaflops (10^15 opérations par seconde). C'est 50% de plus que son dauphin. Un ordre de grandeur, rappelé par la BBC: Sequoia calcule en 1 heure ce que 6,7 milliards de personnes équipées de calculatrices mettraient 320 ans à résoudre. Surtout, Sequoia consomme 40% moins d'énergie que le K Computer.

Pour simuler des essais nucléaires

Les Etats-Unis dominent le top 10 (trois machines), suivis de la Chine et de l'Allemagne (deux machines) et du Japon, de l'Italie et de la France (une machine). Le superordinateur français est fabriqué par Bull et équipe un laboratoire du CEA (Commissariat à l'énergie atomique), à Bruyères-le-Châtel, dans l'Essone. Il plafonne à 1,4 petaflop, soit onze fois moins que Sequoia.

Une telle puissance de calcul pour quoi faire? Sequoia sera notamment utilisé pour s'assurer de la longévité des têtes nucléaires US sans devoir recourir à des essais souterrains.