Des étudiants créent une appli pour rendre la ville accessible à tous

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Publié le 10 mai 2012.

HIGH-TECH - Leur projet, «Capstreet», a été récompensé la semaine dernière lors de la finale française d'«Imagine Cup», championnat international de l'innovation numérique organisé chaque année par Microsoft depuis 10 ans...

Anthony Balitrand, Franck Boisgibault, Agathe Demnard et Arnaud Pouppeville sont tous les quatre étudiants à Toulouse. Ils fréquentent IngéSup, l’Iscom, ou encore SupInfo et ont eu l’idée l’été dernier de créer CapStreet, un logiciel destiné à simplifier les déplacements des personnes à mobilité réduite, bientôt disponible sous la forme d’un site Web et d’une application mobile.

Leur projet consiste à référencer «l’ensemble des points d’intérêt qui existent en France (resto, bibliothèque, ciné), et de leur attribuer des informations d’accessibilité (savoir si oui ou non il  y a un ascenseur ou escalator et à quel endroit). On va aussi leur permettre de calculer un itinéraire pour se rendre vers ces lieux, savoir quels transports sont accessibles. On inclut aussi le calcul de l’itinéraire à pied, en évitant les rues qui vont poser problème - en travaux ou qui comportent des escaliers, par exemple -», explique Anthony, 21 ans, à 20 Minutes. Avec Franck, Agathe et Arnaud, «on s’est dit que ce serait bête de se limiter aux fauteuils roulants. Alors on a aussi développé le logiciel pour ceux qui marchent avec des béquilles, les personnes âgées ou encore les parents qui circulent avec des poussettes». Lorsque ces personnes vont se poser la question «est-ce que je vais pouvoir accéder à ce lieu ou pas?», le logiciel s’adaptera alors à leur niveau de mobilité.

Un projet qui a pu se développer grâce à l’open data 

Les quatre étudiants toulousains ont ainsi cartographié de manière très précise les lieux publics de plusieurs villes françaises (pour le moment Toulouse, Lyon, Montpellier et Paris). La collecte des données a certainement été la partie qui a demandé le plus de temps pour élaborer CapStreet. «On s’est basé sur l’open data, c’est-à-dire la mise à disposition de certaines données au public. Plusieurs villes l’ont fait, ce qui nous a permis d’obtenir la liste de tous les points d’intérêt, ou les différentes lignes de bus, métro, tramway. D’autres villes comme Toulouse ne le proposent pas, il a fallu obtenir des rendez-vous», raconte Anthony.

Mais cela ne décourage pas les quatre étudiants. Car l’équipe voit déjà au-delà des frontières françaises: l’application est déjà fonctionnelle à Londres, New York et Sydney. «On a toutes les données qu’il nous faut pour pouvoir lancer le projet dans ces villes», se réjouit Anthony.

Cap vers Sydney, pour défendre l’appli au niveau mondial

CapStreet, soutenu entre autres par la mairie de Paris, suscite déjà beaucoup d’intérêt. «Lors du start up week-end [organisé en mars dernier à Toulouse], on a remporté le coup de cœur du jury. On a rencontré pas mal de personnes intéressées pour travailler sur ce sujet et de potentiels investisseurs», indique Anthony, qui précise qu’il n’a pas encore terminé ses études mais qu’il voit bien CapStreet «se transformer en start-up».

En attendant, les Toulousains, qui ont remporté la semaine dernière la finale française du championnat de l’innovation numérique de Microsoft «Imagine Cup», vont défendre leur projet à Sydney lors de la grande finale mondiale. «On est coaché par Microsoft jusqu’en juillet. Toutes les semaines ils suivent l’avancée de notre projet, nous donnent des conseils, les ressources dont on a besoin comme des serveurs ou des logiciels. Ils nous ont par exemple conseillé de ne pas ajouter de fonctionnalités à l’appli car elle marche bien», indique Anthony, qui insiste toutefois sur le fait que le logiciel a été créé hors Imagine Cup. «On s’en sert pour se faire connaître, mais on a lancé ce projet bien avant». Malgré tout, l’application mobile sera développée en priorité pour les tablettes Windows 8 et les téléphones Windows Phone 7 de Microsoft après la dernière étape d’ «Imagine Cup» en juillet. Il faudra donc attendre encore un peu avant de pouvoir la télécharger sur un smartphone Android ou un iPhone.

La vidéo de présentation de CapStreet

>> Et vous, que pensez-vous du projet de ces quatre étudiants toulousains? Dites-le nous dans les commentaires ci-dessous.

Anaëlle Grondin
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