Pour son nouveau processeur, Intel mise sur des transistors en 3D

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Publié le 23 avril 2012.

HIGH-TECH - Avec la puce Ivy Bridge, Intel promet 20% de puissance supplémentaire pour une consommation 20% plus faible...

Depuis un moment, la loi de Moore butte sur des limites physiques. Pour doubler la puissance de calcul tous les 18 mois, les fabricants ont réduit la taille des composants pour caser davantage de transistors sur une puce. Avec son nouveau processeur, Intel poursuit la miniaturisation, mais adopte surtout une nouvelle architecture 3D pour proposer des PC plus économes, capables de lutter avec le concurrent ARM, une puce que l'ont trouve dans la plupart des tablettes.

Les transistors de la puce Ivy Bridge, lancée lundi, mesurent 22 nanomètres, contre 32 précédemment. Avec une telle taille, il serait possible d'en installer 4.000 sur la largeur d'un cheveu humain. Une puce de processeur en abrite désormais plus d'un milliard.

Réduire les pertes et la surchauffe

Avec ses bornes d'entrée et de sortie, le rôle d'un transistor est de bloquer ou de laisser passer le courant le plus vite possible, ce qui permet à la machine de réaliser des opérations logiques. Quand la taille diminue et que la densité augmente, ça chauffe et les pertes se multiplient. Pour résoudre ce casse-tête, Intel a donc changé son approche, avec des bornes disposées sur une structure 3D (photo ici). Le fabricant affirme pouvoir gagner 20% en puissance et 20% en économie d'énergie.

Selon un test du site AnandTech, le pari n'est pas encore complètement gagné sur la consommation, comparable à la génération précédente. Pour l'instant, seul les processeurs quadcore sont disponibles, et il faudra patienter plusieurs mois pour des versions dualcore plus économes, qui devraient être destinées aux PC ultraportables («ultrabook») et à des tablettes sous Windows 8.

Performances graphiques boostées

Car c'est bien l'enjeu pour Intel: avec le ralentissement des ventes de PC et l'envol des tablettes, le constructeur doit affronter la concurrence de l'architecture concurrente ARM, bien moins gourmande.

Selon PCWorld, la famille Ivy Bridge a cependant un atout majeur: ses performances graphiques (sur une puce intégrée), qui rendent «les cartes graphiques d'entrée de gamme obsolètes».

Philippe Berry
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