Free Mobile a lancé ses offres le 10 janvier 2012
Free Mobile a lancé ses offres le 10 janvier 2012 - PRM/SIPA

Anaëlle Grondin

Free Mobile sort enfin de son silence. Depuis la deuxième panne de grande ampleur constatée par de nombreux abonnés le 20 mars dernier (ils ne pouvaient plus passer d’appels ou envoyer de SMS), l’opérateur n’avait pas communiqué de manière officielle sur les raisons des incidents techniques. Joint à plusieurs reprises par 20 Minutes depuis la semaine dernière, Free Mobile refusait de s’exprimer sur les différentes perturbations, comme celles qui affectent parfois le réseau le soir entre 18h et 20h.

L’opérateur s'est finalement décidé à communiquer auprès de ses clients sur les instabilités de son réseau. Free Mobile a publié des messages sur son site Internet à destination de ses abonnés, dans l’onglet «Informations réseau». Sur cette page se trouve une liste des incidents rencontrés. Mardi, Free Mobile a reconnu que les pannes étaient bien liées à l’accord d’itinérance avec Orange, qui lui permet d’utiliser en partie son réseau pour acheminer les appels de ses abonnés: «Suite à la congestion de certains liens d’interconnexion avec Orange, il est possible qu’il soit nécessaire d’effectuer plusieurs tentatives afin d’établir des appels en soirée. Nous travaillons avec Orange à l’augmentation des capacités d’écoulement du trafic voix entre nos deux réseaux et prévoyons un retour progressif à la normale en semaine 15», à savoir la semaine du 9 au 13 avril.  

2,2 millions d’abonnés estimés

Des explications fournies juste après que l’association de consommateurs UFC-Que Choisir a adressé une lettre de mise en demeure à Free Mobile lui rappelant ses obligations de transparence et d’information envers ses abonnés.

Le week-end dernier, l’Arcep, a estimé que Free Mobile et Orange n’avaient pas assez pris en compte que les offres à deux euros lancées par le nouvel opérateur conduiraient les Français à ressortir d’anciens téléphones qui utilisent le réseau 2G. L’autorité de régulation des télécoms a déclaré que «près de la moitié des appels de Free Mobile sont en 2G, mais comme il ne dispose pas d’un tel réseau, ses clients utilisent celui d’Orange», accentuant encore l’encombrement des lignes.  Selon les estimations de Bouygues Télécom, le nouvel opérateur aurait déjà séduit 2,2 millions de Français. Un nombre d’abonnés conséquent, que le réseau de l’opérateur historique doit prendre en charge.