Cela fait trois ans que le site spécialisé Ars Technica dénonce cette «faille» de la part de Facebook. En 2009, la révélation avait déjà créé la polémique: lorsqu’un utilisateur de Facebook supprimait une photo sur sa page, celle-ci pouvait toujours être retrouvée grâce à sa copie mise en cache sur les serveurs CDN (Content Delivery Network). Un an plus tard, le constat était le même. Facebook avait alors assuré que le problème serait rapidement réglé.
Pourtant, rien n’a changé aujourd’hui d’après Ars Technica, qui fait le point cette semaine dans un article intitulé «Plus de trois ans après, les photos Facebook supprimées sont toujours en ligne». Le site a fait un test. En cliquant sur un lien, l’auteur de l’article a pu voir une photo, pourtant supprimée d’une page Facebook en mai 2008. Il a vérifié avec des photos de ses amis ou de lecteurs qui lui avaient envoyé des URL en se plaignant. Le problème est clair: les images ont beau disparaître de l'interface du réseau social, une personne qui a récupéré son URL au préalable peut toujours y avoir accès.
Le «bug» réglé d’ici «un mois ou deux»?
Mais que fait Facebook? Ars Technica a posé directement la question au réseau social. Un porte-parole du site de Mark Zuckerberg, Frederic Wolens, a répondu par e-mail: «Le système que nous avons utilisé pour le stockage de photos il y a quelques années n’a pas toujours réussi à supprimer les images sur les réseaux de distribution de contenu dans un laps de temps raisonnable, même si elles ont immédiatement été retirées du site.» Ce responsable a alors promis au site spécialisé de réparer ce bug prochainement. «Nous avons travaillé dur pour migrer notre système d’hébergement de photos vers un nouveau mécanisme qui garantit que les clichés seront complètement supprimés dans un délai de 45 jours après la réception de la requête [quand un utilisateur clique sur «supprimer»]», a expliqué Frederic Wolens avant de préciser: «Le processus est proche d’être complété et il n’y a plus qu’un très faible pourcentage de photos d’utilisateurs qui sont encore sur l’ancien système à attendre la migration». Le porte-parole de Facebook parle d’«un mois ou deux».
Même si tout porte à croire que le réseau social est réellement en train de résoudre son souci technique, Ars Technica préfère rester prudent quant à ces promesses. En attendant, il vaut mieux être sûr de soi au moment d’envoyer une photo sur Facebook. Juste au cas où…