Des Anonymous photographiés à Londres le 15 octobre 2011.
Des Anonymous photographiés à Londres le 15 octobre 2011. - Simon Webster / Rex Fea/REX/SIPA

Dernière info (7h23): Les sites du FBI, du département de la Justice et d'Universal Music sont de retour en ligne.

C'est la World War Web! Le collectif Anonymous n'a pas mis longtemps à réagir à l'annonce de la fermeture du site de téléchargement Megaupload par le FBI. Dans les minutes qui ont suivi, ses membres ont lancé l'opération #OpMegaUpload, jeudi soir.

Les sites d'Universal Music, de la justice américaine et de l'industrie US du disque (RIAA) et du cinéma (MPAA) et d'hadopi.fr sont restés inaccessibles ou très ralentis, noyés sous les requêtes de connexions, pendant plusieurs heures. Plusieurs pages Wikipédia (d'Hadopi, notamment) ont été détournées.

 

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Selon Anonymous, plus de 5.000 internautes ont participé à l'opération grâce au logiciel LOIC, qui permet de mettre à disposition sa machine pour mener automatiquement des attaques en déni de service –une activité illégale. Selon CNN, l'attaque contre le site du département de la Justice a mobilisé 27.000 ordinateurs (certains peuvent sans le savoir être infectés par un ver et faire partie d'un «botnet», un réseau de machines zombies contrôlé par un hacker). Selon Gawker, de simples internautes qui ont eu le malheur de cliquer sur un lien infecté ouvrant une version Web du logiciel LOIC, ont également participé involontairement aux attaques.

 

Le département de la Justice n'a pas confirmé l'attaque mais a tweeté: «Le site justice.gov connaît une importante hausse du trafic et une dégradation du service» Celui du FBI est resté environ une heure inaccessible avant de revenir à la normale.

 

Un jeu risqué

Anonymous n'en est pas à son coup d'essai. Lors de la condamnation du site Pirate Bay, en 2009, ils avaient déjà pris pour cible les sites des ayants droits de la musique et du cinéma. L'an dernier, ils avaient, en compagnie des agitateurs de LulzSec, attaqué les sites de Mastercard, Visa et Paypal en soutien à WikiLeaks, dont les comptes avaient été gelés.

Plusieurs internautes ont ensuite été arrêtés par les autorités, notamment en Espagne, aux Pays-Bas et aux Etats-Unis. L'été dernier, le numéro 2 présumé de LulzSec, Topiary, a été arrêté aux îles Shetlands. Le leader, Sabu, continue en revanche d'échapper aux forces de l'ordre. Anonymous avertit d'ailleurs ses membres sur Twitter, lâchant: «Rappelez-vous, utiliser LOIC, c'est comme le sexe, il faut une protection.»

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