Pas de répit pour les Anonymous. A peine la nouvelle année commencée, des hacktivistes belges se réclamant du mouvement ont publié une vidéo sur YouTube pour menacer directement leur prochaine cible: ArcelorMittal.
Le géant de la sidérurgie avait annoncé en octobre dernier la fermeture de ses deux hauts-fourneaux de Liège, en Belgique, l'un des berceaux de la sidérurgie européenne, avec jusqu’à 2.000 emplois directs et indirects menacés. Une nouvelle qui a provoqué la colère dans le pays. «Je ne sais pas si on se rend compte, c'est un cataclysme social d'une ampleur extraordinaire pour qu'ArcelorMittal puisse augmenter ses profits, c'est un scandale sans nom», avait déclaré Francis Gomez, président du syndicat des métallos FGTB (socialiste) dans les colonnes des Echos. Lakshmi Mittal, le patron du groupe, accusé de «trahison» par les syndicats et responsables politiques locaux, «n'a jamais tenu ses promesses en terme d'investissements alors que nous nous sommes adaptés à ses exigences: gel des salaires, plan de départs volontaires, flexibilité accrue…», avait également dénoncé auprès de l’AFP Jordan Atanasov, responsable du syndicat chrétien CSC.
Les Anonymous s’insurgent ainsi à leur tour. Dans leur message rendu public le 1er janvier, les hacktivistes rappellent qu’en 2010, ArcelorMittal a accusé «un bénéfice net de 2,9 milliards de dollars avec un chiffre d’affaires de 78 milliards de dollars».
Les Anonymous pourraient publier des informations confidentielles
«Cette situation [est] injuste et inacceptable. Anonymous Belgium condamne la stratégie d'ArcelorMittal et utilisera tous les moyens à sa disposition en faveur des milliers qui risquent de perdre leur emploi. ArcelorMittal s'est donc officiellement auto-désignée comme cible des Anonymous Belgium», concluent les hacktivistes.
Ces derniers ont expliqué au Nouvel Observateur qu’ils utiliseraient «le blocage de sites Web ou la publication d’informations confidentielles» pour arriver à leurs fins.