BlackBerry: Une année cauchemardesque pour RIM

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Publié le 19 octobre 2011.

HIGH TECH - L'image du fabricant canadien, en perte de vitesse face à Apple, ne cesse de s'écorner...

Rien ne va plus du côté de Research in Motion (RIM). Le groupe canadien qui fabrique les téléphones BlackBerry a du mal à sortir la tête de l’eau ces derniers mois. La panne quasi-mondiale de la semaine dernière, qui a privé des millions d’utilisateurs de leur service de messagerie pendant quatre jours, est venue enfoncer encore un peu plus le clou. RIM peut-elle toujours être crédible auprès des consommateurs après une panne de cette ampleur? D’ailleurs, celle-ci ne pouvait pas plus mal tomber: le lendemain, Apple présentait son iPhone 4S, à la navigation pour l’heure beaucoup plus intuitive, et qui pourrait bien séduire les déçus des BlackBerry. Même Mike Lazaridis le co-patron de RIM, qui s’est excusé dans une vidéo à la suite du blackout, a dû reconnaître que sa firme n’a «pas été à la hauteur». 

Une mauvaise pub pendant les émeutes londoniennes

Mais ce blackout n’est pas le seul «incident» venu écorner l’image de marque de RIM. Souvenez-vous des émeutes à Londres d’août dernier. Le service de messagerie instantanée de ses téléphones, BBM (BlackBerry Messenger), avait été sévèrement pointé du doigt: avait-il servi à organiser les rassemblements? Très rapidement, les téléphones de la marque, plébiscités par les jeunes ces dernières années, ont été associés aux casseurs, aux bandes, à l’anarchie.

Des résultats en chute libre

Des coups durs pour le groupe canadien, qui était déjà miné par des résultats en chute libre. RIM a publié un bénéfice net en baisse de 59% sur un an, à 329 millions de dollars pour le trimestre clos le 27 août, écrivait le mois dernier L’Expansion, qui précise également que l’action RIM a perdu 60% de sa valeur depuis le début de l’année. L’analyste Mike Abramsky de RBC Capital Markets avait alors confié à Bloomberg que la crédibilité du groupe canadien avait «touché le fond». 

Comment expliquer de tels résultats? RIM ne cesse de perdre du terrain face à l’iPhone d’Apple et aux smartphones qui fonctionnent sous Android. Et du côté des tablettes, le Canadien n’est guère mieux loti. Sa tablette PlayBook sortie au printemps dernier a été un échec: RIM a livré 200.000 PlayBook sur son deuxième trimestre fiscal, alors que les analystes attendaient près de 600.000 tablettes, selon Reuters.

Des actionnaires mécontents réclament un changement de direction

Le futur système d'exploitation QNX (qui équipe déjà la tablette PlayBook) prévu sur BlackBerry pour 2012 et un potentiel changement de direction, en mal de vision, comme le demandent plusieurs actionnaires pourraient-ils redorer l’image de RIM et changer la donne? Car pour le moment, rien ne semble pouvoir ralentir la chute de l'entreprise.

Anaëlle Grondin
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