Entre les porcs de Bayeux et un tracteur orange Kubota, trois bornes du jeu vidéo « Farming Simulator » captivent les jeunes et leurs parents sur le stand de la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA). « Nous étions à la recherche de ce type de jeu depuis longtemps, explique Marie-Christine Perrot, chargée de com grand public à la FNSEA, le premier syndicat agricole. On avait pensé à en sortir un nous-même, mais c'est cher à réaliser. En tout cas, cela permet de donner une image des agriculteurs qui ne soit pas ringarde. »
Customiser ses animaux
Gérer une exploitation agricole plus fort que « Call of Duty » ? Sorti pour la première fois en France il y a quelques semaines, « Farming Simulator » tutoie le jeu de tir dans les ventes sur PC : 50 000 exemplaires se sont déjà écoulés. En Allemagne, son équivalent, « Landwirtschafts Simulator », ratisse plus large, avec 600 000 ventes depuis l'édition 2008. « Des Français avaient piraté et traduit le jeu original pour permettre au non-germaphones de s'amuser dessus », raconte Vincent Teulé, community manager de Focus Home Interactive, l'éditeur du jeu.
Ce qui plaît aux joueurs ? « La possibilité de customiser ses machines et ses animaux. Certains ont même créé la vache Milka… », poursuit Vincent Teulé. « Mon fils Romain, 11 ans, est fan d'engins agricoles miniatures : moissonneuse, tracteur, remorque… », témoigne un acheteur du jeu. Autre acquéreur, Jérémy, 18 ans, dont une partie de la famille travaille dans le secteur agricole : « Le réalisme, jusqu'au choix des engrais, permet d'apprendre un peu le métier. Sinon, je ne joue jamais aux jeux vidéo. »
Cinquante et un millions de joueurs.... sur Facebook, « FarmVille » est, avec « Cityville », le titre le plus joué de l'éditeur Zynga. Un succès tel que la société vient d'être valorisée à près de 10 milliards de dollars. Autre jeu jouable sur Internet : « Farmerama ». Lancé en mars 2010 par l'éditeur Bigpoint, il compterait plus de 23 millions d'inscrits dans le monde.