L'interdiction des BlackBerry, trop cryptés, s'étend dans les pays du Golfe

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Publié le 4 août 2010.

HIGH-TECH - Research in Motion affirme qu'elle ne fera pas de compromis...

L'Arabie saoudite a suspendu les services des BlackBerry, suivant une décision des Emirats arabes unis, et ce jusqu'à ce que Research in Motion (RIM), le fabricant, se «conforme aux exigences de la réglementation» des pays en question. Hors de question répond RIM.
 
La Commission de la technologie des communications et de l'information (CITC) d'Arabie saoudite n'a pas précisé à quelles «exigences» exactement les BlackBerry ne répondaient pas. Il s'agit notamment des services de messagerie instantanée, courrier électronique et navigation Internet.
 
Force du cryptage
 
«Le cryptage est si fort [sur les BlackBerry] que personne ne sait les surveiller. Ils ont un niveau de sécurité si bon que certains pays n'acceptent pas de ne pouvoir les contrôler» souligne ainsi John Hering,
patron de la société américaine de sécurité en télécoms Lookout.
 
Le gouvernement indien, évoquant lui aussi des questions de sécurité nationale et la difficulté d'un «monitoring du BlackBerry», a également récemment menacé d'interdire certains services des appareils de RIM dans son pays, l'un des marchés télécoms les plus juteux au monde.
 
Mais alors que des informations de presse assuraient que RIM autoriserait les services de renseignement indiens à lire des messages cryptés d'utilisateurs
en Inde, un porte-parole du fabricant a démenti mercredi tout accord en ce sens.
 
«Nous espérons parvenir à une solution (avec le gouvernement indien). Mais il ne peut y avoir de compromis sur la sécurité pour les communications de
nos clients», a déclaré Satchit Gayakwad. 

Disparités
 
Pourtant BlackBerry a été accusé de permettre à certains pays l'accès aux informations et pas à d'autres. Le fabricant nie. Il n'y a «qu'un système BlackBerry disponible dans le monde, a affirmé la firme dans un communiqué. RIM coopère avec tous les gouvernement avec la même cohérence dans les normes (de sécurité) et le même degré de respect.»
 
Néanmoins sans coopération nécessaire, le fait que les serveurs (par lesquels transitent les informations) soient situés en Amérique et au Royaume-Uni rend plus accessibles les informations aux services d'espionnage
de ces pays qu'à ceux qui n'ont pas les serveurs sur leur territoire. 

C.P. avec agence
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