Ceux qui ont jeté un coup d’œil sur Chatroulette se doutaient que le site était surtout un repère d’hommes. Une étude menée par le Web ecology project vient de le confirmer. Selon elle, 87% des utilisateurs de Chatroulette sont des hommes contre 13% seulement de femmes.
La surprise vient de la part consacrée au sexe: seuls 5 à 8% des utilisateurs apparaissent nus ou la caméra branchée sur leurs parties intimes. Une part qui a sensiblement baissé tandis que le site, lancé en décembre dernier par un jeune Russe de 17 ans, gagnait en popularité – avec une explosion de sa fréquentation en février -, selon notre analyse empirique de l’évolution du site (Chatroulette, c’était mieux avant? A lire en cliquant ici).
Autre enseignement de l’étude, le trafic de Chatroulette provient essentiellement des Etats-Unis (25%) et de la Chine (18%). Suivent l’Allemagne (6,8%) et la France (6,1%). D’une manière générale, les utilisateurs sont des jeunes, âgés de 18 à 24 ans.
Si 9% arborent un masque ou brouillent leur image pour préserver leur anonymat, l’écrasante majorité (80%) des utilisateurs surfe à visage découvert. Les curieux qui se pressent devant le site assument donc sans problème un certain voyeurisme.
Enfin, Chatroulette est d’abord une activité solitaire: 86% des utilisateurs se connectent seuls, contre 13% à deux et 1% à trois ou plus.
De quoi faire dire aux auteurs de l’étude que «Chatroulette privilégie les rapports en face-à-face», «contrairement aux autres réseaux sociaux comme Facebook ou Twitter» qui proposent de «collecter des groupes d’amis, de collègues ou de followers de plus en plus larges». Cette analyse se tient, à condition de ne pas se faire zapper trop vite, ce qui reste quand même la grande spécificité de Chatroulette.