Le dossier de Free a été évalué selon plusieurs critères, les plus importants étant la «cohérence et crédibilité du projet» et la «couverture du territoire».
«Effet favorable sur la dynamique du marché de la téléphonie mobile»
«L'arrivée de ce nouvel acteur devrait avoir un effet favorable sur la dynamique du marché de la téléphonie mobile, et, plus généralement, devrait être un facteur positif pour le développement des services de communications électroniques», estime l'Arcep, qui a longtemps critiqué le manque de concurrence dans la téléphonie mobile.
Selon l'Autorité, Free «envisage de proposer au consommateur des offres claires et innovantes à des tarifs compétitifs de nature notamment à faciliter l'accès à l'internet mobile» et prend «de nombreux engagements concernant l?accueil des opérateurs mobiles virtuels (MVNO)», ces petits opérateurs qui n'ont pas de réseau mais achètent des minutes aux opérateurs en place pour proposer leurs offres.
Recours devant Bruxelles et le Conseil d'Etat
Free «s'engage enfin à ouvrir commercialement son réseau mobile au plus tard deux ans après la délivrance de l'autorisation et à couvrir, d'ici huit ans, au moins 90% de la population par son réseau 3G». Ce qui devrait permettre au nouvel opérateur mobile de proposer ses forfaits au plus tard début 2012, la licence, facturée 240 millions d'euros, lui étant officiellement attribuée à partir de janvier 2010.
Alors qu'Orange (France Télécom), SFR et Bouygues Telecom ont déposé des recours devant Bruxelles et le Conseil d'Etat pour contester la procédure, l'Arcep juge au contraire que les «nouvelles offres (de Free ) devraient stimuler les opérateurs existants dont la situation actuelle est pérenne et solide».