TELECOM - Selon l'Autorité de la concurrence, Orange Caraïbe n'aurait pas joué le jeu de l'ouverture...
Trop protectionniste,
France Télécom? L'
Autorité de la concurrence a annoncé mercredi qu'elle a infligé une amende de
63 millions d'euros à l’opérateur et sa filiale Orange Caraïbe pour «avoir freiné abusivement le développement de la concurrence» dans la téléphonie fixe et mobile en Guadeloupe, Martinique et Guyane.
Tarifs préférentiels
L'Autorité avait été saisie par Bouygues Telecom Caraïbe puis par Outremer Télécom, deux opérateurs concurrents de France Télécom. Sur ce dossier, elle avait déjà prononcé en 2004 des mesures d'urgence, en imposant à Orange Caraïbe de mettre fin à certains comportements dénoncés par la plainte, dans l'attente de se prononcer sur le fond, rappelle-t-elle dans un communiqué. La filiale avait modifié sa politique commerciale mais aurait tenté de conserver sa position d'opérateur historique (avec 75% de part de marché dans la téléphonie mobile sur place) en bloquant la concurrence. «Il a mis en oeuvre une série de pratiques qui, toutes, ont eu pour objet ou pour effet d'handicaper l'entrée ou de rendre plus difficile le développement d'opérateurs concurrents», souligne l'Autorité de la concurrence qui cite notamment des tarifs préférentiels.
Selon l’Autorité, l'attitude de France Télécom a eu «pour effet de retarder le développement de la concurrence dans cette zone». L'amende se décompose entre une sanction conjointe et solidaire de France Télécom et Orange Caraïbe (52,5 millions) et une sanction pour les pratiques mises en oeuvre spécifiquement par France Télécom (10,5 millions). L’opérateur a annoncé son intention de faire appel.
Avec agence