Un pionnier face à une nouvelle concurrence. Depuis 2006, avec l'écoute payante puis la location illimitée, musicMe a largement contribué à défricher le terrain de la musique légale sur Internet. Mais aujourd'hui le site français doit revoir son modèle. « L'arrivée de l'écoute gratuite et légale l'hiver dernier a tout bousculé », explique Ludovic Leu, cofondateur et directeur. Allusion évidente à Deezer ou au suédois Spotify qui cassent la baraque... Du coup, musicMe étoffe son offre et ajoute à ses propositions d'écoute (également gratuite depuis la fin 2008) et de location par abonnement, la vente de musique « à la carte ».
« Nous voulions proposer des offres où l'acheteur pourrait choisir tant le format du fichier musical téléchargé que sa qualité », explique Ludovic Leu. Objectif : s'adapter aux exigences des possesseurs d'iPod ou de tout autre type de baladeur. Ainsi, du très passe-partout MP3 à l'AAC (Apple) en passant par le WMA DRM (Microsoft), chacun peut faire le plein de musique selon son équipement en produits électroniques.
Après avoir cliqué sur « Télécharger », il suffit de choisir le type de fichier que l'on veut importer. Il en existe même certains en « Lossless », soit sans compression, mais vendus de 20 à 30 % plus cher. Histoire de fidéliser sa clientèle, musicMe propose non pas des achats à l'acte comme sur fnacmusic, virginmega ou iTunes, mais au forfait. Et là, tous les appétits seront comblés : de 3,90 euros/mois pour 3 à 5 titres, à 249 euros/mois pour 213 à 398 titres, les boulimiques aussi seront rassasiés. Bonus : de 1 à 25 euros de musique offert en fonction du volume acheté. Soit de 0,69 euros à 1,30 euros le morceau. Pas moins cher qu'ailleurs, mais apte à satisfaire la clientèle plutôt familiale et « très, très bien équipée » de musicMe. Le site, qui prépare son application pour iPod-iPhone voit aussi son avenir dans la mobilité. Devrait suivre un accès à musicMe via les téléviseurs et consoles de jeux connectés. W